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 Liens du comte Vladislaus Dracula [Maj 10 mai]

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MessageSujet: Liens du comte Vladislaus Dracula [Maj 10 mai]   Mar 10 Mai - 12:53


Comte Vladislaus Dracula


Mon identité :
    age ■ plusieurs siècles
    nationalité ■ Transylvanien
    Etat civil ■ célibataire
    métier ■ INe travaille pas
A propos de moi :
Un océan d'amertume au coeur d'une ombre sombre...
Voilà sans doute la meilleure description que l'on puisse faire du Comte Vladislaus Dracula, pour peu que qui que ce soit puisse le voir d'assez près et demeurer vivant et suffisamment en possession de ses moyens pour se permettre de le décrire.
A celui qui aura cette chance insolente et peu probable, nous aurons alors bien des questions à poser car qui peut se vanter de ne pas avoir été à un moment ou à un autre attiré, voir envouté par l'abime de mystère qui entoure Dracula ?

Un regard perçant, transperçant même. On raconte dans un murmure que dans ses yeux il est possible de croiser la mort en personne. Le vide, le néant. Il n'y a rien derrière ses prunelles, rien que la mort. Nul sentiment possible pour ce non-vivant, il ne sait plus aimer pas plus qu'il ne sait haïr. A celui qui croiserait ce regard, méfiance... Car s'y perdre est d'une facilité déconcertante et mortelle. Certains prétendent qu'il est capable d'envouter quiconque croise son regard, nous avouerons qu'il est difficile de ne pas le croire en sachant à quel point celui-ci est étrange...
Rien d'anormal pourtant dans ses prunelles. Les yeux sont bleus, d'une teinte presque grise que l'on considérerait comme jolie sans plus. Mais ce regard, ce regard... Comment peut-il être à la fois vide, intense et moqueur ? Terrifiant aussi... Terrifiant surtout... Et froid, si froid... Un regard glacé.
Lorsque enfin notre témoin aura réussi à se détacher de ces yeux si dangereux, il observera peut-être les traits fins et bien dessinés de l'artistocrate. Un visage longiligne, un nez droit, un front haut et fier, une machoire bien dessinée et des lèvres fines que certains qualifieront de cruelles. Une moue un brin moqueuse s'affiche en permanence sur ce visage qui pourrait passer pour hautain pour quiconque oserait porter un tel jugement sur le comte. Son visage est agréable en fait, c'est celui d'un homme dans la force de l'âge et plutôt gâté par la nature. Les dents sont bien alignées, les canines sont plus développée que la normale mais ceux qui l'ont vue ne sont plus là pour le dire et notre témoin n'ira sans doute pas se risquer jusque là... N'exagerons pas, cette histoire doit rester crédible n'est-ce pas ?

Et les cheveux alors ? Noirs comme le jais il les a porté mi-long un moment puis s'est décidé pour une coupe un peu plus courte ce qui n'est pas un mince choix lorsqu'on sait qu'ils ne repousseront jamais. Ainsi est Dracula, il peut mettre des siècles à mûrir et à prendre une décision mais lorsqu'il est décidé, nul retour en arrière possible.
Bel homme donc, quoique ce qualificatif puisse porter à sourire... Ou à trembler, et plus si affinité. Le comte est conscient de son charme et sait que cela lui est utile. Il prend donc un soin tout particulier à la façon dont il s'habille, se prêtant à la mode de chaque époque sans se permettre la moindre faute de goût. Une seule constante toutefois, le noir et le rouge. Ce sont ses couleurs attitrés et il n'en changerait pour rien au monde. La classe et le standing certes, mais en noir et en rouge, toujours. Ah et peut-être faut-il souligner aussi qu'il est très porté sur les capes et peu attiré par les chapeaux. Simple question de goût personnel, ai-je déjà dis que le comte avait beaucoup de goût ?

Pour finir sur cette description notre témoin serait bien en peine de décrire ce sentiment intense et étrange qui l'aura pris au moment où il se sera trouvé en présence du vampire. Est-ce sa démarche si particulière, à la fois féline et assurée ? Est-ce l'aura de noirceur et de mystère ou bien encore l'horrible envoutement qui semble s'emparer de chacun lorsque sa voix basse et presque mélodieuse s'élève qui fait que l'on se retrouve pétrifié, à la fois terrorisé et charmé par cet être hors du commun sortant tout droit du néant ? En fait non, il ne parviendrait sans doute pas à le décrire, il n'y a pas de mot pour exprimer la langueur qui s'abat sur ceux qui se trouve en la présence du comte. La gêne qui paralyse ceux qui subissent l'analyse silencieuse et sans concession du vampire, la terreur qui vous prends aux entrailles lorsqu'il fixe totalement son attention sur la veine qui bat à votre tempe...


Bon, le décor est planté. A présent notre témoin, paix à son âme (eh quoi, j'ai dis qu'il survivrait assez longtemps pour finir sa description mais je n'ai pas dis que la description en question plairait au comte !) se doit de faire les frais du caractère particulier de l'objet de notre curiosité.
Intelligent, mortellement intelligent. C'est sans aucun doute le trait de caractère le plus affirmé du comte. Capable d'élaborer les plans les plus tortueux pour parvenir à ses fins, il est aussi particulièrement patient et réfléchi. Il peut se passer des années et des années avant qu'il ne prenne une décision, pourquoi se presser lorsqu'on est immortel ?
Le mot cruel pourrait-il le décrire ? Difficile à dire en fait... Il ne prend pas vraiment de plaisir à faire mal, il n'est plus capable de prendre du plaisir pour tout dire mais il n'éprouve pas non plus la plus petite once d'empathie pour les créatures vivantes. La souffrance le laisse indifférent, les larmes et les hurlements le laissent de marbre. Pourquoi fait-il le mal alors donc me demanderaient vous ? Pourquoi puisqu'il n'y prend pas plaisir ? Un seul mot pour répondre, la curiosité.
Car oui, notre comte est particulièrement curieux et intéressé par tout. Effroyablement cultivé, il n'a de cesse d'apprendre encore et encore. Le gros problème est qu'à son âge il a déjà vu bien des choses et lu bien des livres, du coup il s'intéresse à l'une des dernières choses dont il n'a pas perçé le mystère : l'humain.
Comment un humain réagit-il aux portes de la mort ? Quel choix fait-il entre deux extrêmes ? La vengeance est-t-elle un baume pour les coeurs meurtris ? Pourquoi un humain réagit-il différemment d'un autre ? Evoluent-ils vraiment au fil des siècles comme ils aiment le prétendre ? Peuvent-ils apprendre ? Combien de temps peuvent-ils supplier et pleurer avant de mourir lorsqu'il pose ses mains blanches sur leur cou fragile ? Tant de questions auquels il se faisait un devoir de répondre comme un parfait et consciencieux scientifique le ferait. Il faisait le mal oui, mais il le faisait pour apprendre et c'était plus la surprise que pouvait lui valoir les différentes réactions qui l'amusaient plutôt que la douleur de ses cobayes. Ni haine, ni amour... Le vide et une insatiable curiosité, c'était peut-être cela la cruauté...

Intelligence, patience, curiosité, cruauté... Voilà de quoi créer un magnifique prédateur d'autant qu'il est aussi un modèle de calme et de contrôle.
Un autre trait de caractère doit toutefois s'ajouter à tout cela et pas des moindres, l'orgueil.
C'est sans doute le défaut le plus caractéristique de notre vampire. Il est sur de lui, sur de sa force et de sa supériorité sur les humains. Il ne supporte pas le plus petit affront, se vexe facilement et ne supporte en aucun cas de ne pas avoir le dessus. Autant dire qu'il est déconseillé de ne pas le caresser dans le sens du poil, surtout lorsqu'on connait son côté rancunier. Il ne se met pas en colère bien sur, jamais. Il est bien trop prudent pour cela mais il n'oublie jamais rien, et dans ce monde qu'il considère comme le sien, tout se paye...

Mon histoire :
Qui es-tu et que fais-tu dans mon monde immortel ?

Question sans réponse pour le commun des mortels, rarissimes sont ceux qui connaissent l'histoire du comte Dracula, aussi appelé Nosferatu mais ce surnom a tendance à sombrer dans l'oubli depuis quelques siècles. Je ne fais pas parti des élus qui connaissent parfaitement son histoire, d'ailleurs je ne suis pas certain que ces élus existent... Je vais tout de même vous dire tout ce que je sais, qui sait peut-être que cela vous servira à défaut de vous sauver ?


1431 >> 1476
Sa naissance, sa vie, sa transformation...


Savez vous ce qu'est un Voïvode ? Ce mot d'origine Slave désigne à la base le commandant d'une armée. Voï (armée) et Voda (qui conduit), ce mot est aussi utilisé en Roumanie. Les Voïvode étaient les présidents des assemblés, ils gouvernaient et faisaient appliquer les lois dans leur région. Vous les Londoniens vous les auriez surement appelés des Ducs.
C'est ce qu'était Vlad III, ce personnage sanguinaire que l'on surnomma rapidement l'empaleur. Né en 1431 à Schässburg, on connait très peu de choses de son enfance. Sachez juste qu'il eu une éducation dure et complète, sans la moindre faille. Il était amené à régner sur un grand territoire et il fallait donc en faire un homme complet et sur de lui. Mais un événement particulier vint chambouler son enfance, j'en ai retrouvé les traces dans cette lettre que son père, Vlad II le Dragon fit parvenir au Sultan Murad II qui régnait alors sur la Turquie.
Pour comprendre cette lettre, il faut savoir que Vlad II était un être particulièrement porté sur la guerre et sur la violence. Très ambitieux, il s'était attaqué à quasiment tous ses voisins et avait ainsi agrandit son territoire de façon exponentielle. Il n'avait pas encore osé s'attaquer à la Turquie qui était déjà un puissant empire mais le Sultan Murad II n'était pas dupe des ambitions de ce turbulent voisin et il menaçait de faire disparaître le Dragon de la carte avant que celui-ci n'ai dans l'idée de lui voler son trône. Intelligent, Vlad deux avait alors compris qu'il lui fallait jouer patte blanche pour conserver ses acquis et qu'il serait obligé de faire un grand sacrifice pour rassurer son puissant voisin. Il décida de lui envoyer ses deux fils comme otages garants de ses bonnes intention envers les Turques...

Citation :
Le puissant Dragon Vlad II, Voïvode à l'éminent Sultan Murad II salut !

Fort des années d'amitié entre nos deux royaumes et désireux de renforcer encore les liens qui nous unissent, nous prions sa majesté le Sultan de Turquie de bien vouloir accepter la visite de nos deux fils, Vlad III et Radu cel Frumos afin qu'ils aient l'honneur de continuer leurs études au sein de sa cour réputée si sage. Nous demandons l'honneur de confier la sécurité de la chair de notre chair à notre ami en qui nous avons la plus grande confiance. Ils se mettront en route dès réception d'un courrier confirmant l'acceptation de cette demande

Nos respects à sa Majesté
Voivoïde Vlad II

Voilà qui suffirait très certainement à rassurer le puissant Sultan. Vlad II était un homme cruel et sans scrupules mais il était de notoriété publique qu'il vouait un attachement tout particulier à son fils Vlad III. Quand à Radu et bien ça l'en débarrasserait...

Parlons un peu de ces deux enfants pendant que nous y sommes. Vlad avait 11 ans à cette époque et son frère n'en avait que 9. Tout deux ses ressemblaient énormément, même cheveux raides et noirs, même yeux de glace, même peau blanche, même traits affirmés. N'aurais-été leur différence d'âge qu'on les aurait pris pour des jumeaux. Mais niveau caractère, c'était le jour et la nuit.
Radu était un garçon remuant et pas forcément des plus futés. Il enchainait bêtise sur bêtise avec beaucoup d'efficacité et sans oublier de se faire prendre à chaque fois. Les études lui faisait horreur et il ne comptait plus les corrections sévères qu'il avait reçu de la part de ses précepteurs. La chose à laquelle il faisait le plus attention était son apparence, il était surnommé l'élégant et ce n'était pas pour rien car malgré son jeune âge il était déjà fort coquet. Un peu superficiel aussi .. Et répétons le, pas futé pour un sous !
Vlad lui était un silencieux. A côté de l'effervescence de son frère, il aurait presque pu passer inaperçu si ce n'était l'intensité étrange de son regard sérieux. D'une vive intelligence, il passait souvent pour plus âgé qu'il ne l'était en vérité et s'intéressait à tout. Sa curiosité n'avait aucune limite, elle était d'ailleurs fortement encouragée par les précepteurs et il semblait capable d'engranger des tonnes et des tonnes de connaissances sans jamais se laisser. Que faisait-il de tout cela ? M'est avis qu'il classait le tout soigneusement dans son cerveau en attendant le moment où ça pourrait lui resservir... D'un caractère affirmé, il ne laissait pas son frère lui marcher dessus et se faisait respecter de lui assez facilement de par son autorité naturelle. Les arts de la guerre le passionnait, en particulier tout ce qui touchait à la tactique alors que son frère lui préférait le fracas des combats. Vlad n'était pas le plus mauvais dans cet art mais il excellait bien plus dans celui de la diplomatie et du complot...
En tant qu'ainé, il était celui qui serait amené à succéder à son père. Il passait beaucoup de temps à ses côtés, l'observant tandis que celui-ci s'acquittait de ses charges et apprenant par la même occasion. Il arrivait souvent qu'il se mette à fixer un participant dans une réunion, plongeant celui-ci dans la gêne à force de le transpercer de son regard de glace sans ciller une seule fois, obligeant le pauvre homme à détourner le regard. Son père l'adorait presque autant qu'il détestait le cadet...


**************

« En Turquie ? Et que diable irais-je faire en Turquie ? Est-ce encore une idée de notre Père ? »

« Silence petit insolent, la parole de votre père fait force de loi. Montez immédiatement et demandez à ce que l'on fasse préparer vos bagages »

Bougonnant, le jeune garçon résista un moment avant de détaler en voyant la main du précepteur se lever pour une taloche. Son père avait été très clair à ce sujet, ils avaient le droit de le corriger autant qu'ils le voulaient et-ce jusqu'à ce qu'il se soit mis dans la tête qu'il n'était pas le roi du monde.

« Nous allons servir d'otages n'est-ce pas ? »

La voix calme et posée de Vlad avait résonné dans la pièce, clouant le précepteur sur place. Il esquissa une grimace gênée, parfois ce gosse était vraiment insupportable à tout deviner à l'avance et à comprendre des choses qui n'aurait normalement même pas dû l'effleurer à cet âge !

« Votre père a fait un bon choix, la Turquie est un pays magnifique où vous apprendrez beaucoup de choses... »

« Oui... Sans doute. Et nous assurerons au passage le Sultan Murad de nos bonnes intentions... Je déteste servir de monnaie d'échange, je ne suis pas un objet que l'on se repasse de main en main... »

Le précepteur ne répondit pas, de toutes façons le gamin lui tournait déjà le dos. Il n'aimait pas cela certes mais il était assez intelligent pour savoir lorsqu'il n'avait pas le choix, quelques semaines plus tard les deux frères débarquaient à Edirne et se mêlaient à la cour du sultan...


***************


C'est pendant ces 6 années passées en Turquie que Vlad termina de forger son caractère intransigeant. Il fit énormément de découverte là bas, la plus important étant sans doute celle d'un supplice qui n'existait alors que peu de pays, le supplice du pal...

La fin du règne du Voïvode Vlade II a lieu en 1947 lorsqu'il est capturé et tué par János Hunyadi, le Voïvode de Transylvanie désireux d'agrandir à son tour son royaume. Victorieux, Janos s'empresse d'annexer ce nouveau territoire et de se proclamer lui-même Voïvode des régions transalpines. Vlade II se retrouve alors sans royaume et aura la sagesse de ne pas remettre tout de suite les pieds en cet endroit malsain pour un homme tel que lui qui aurait été rapidement exécuté afin d'éviter qu'il ne puisse réclamer ses droits de successions.

Il passa donc une année de plus en Turquie, pays où il s'était fait un nom et une réputation en mettant ses talents de général au service des différents pachas voir du Sultan lui-même. Il était toujours doué pour la diplomatie et avait su s'entourer d'amis puissants qui étaient toujours prêts à l'appuyer. C'est ainsi qu'en 1948 il reprit le chemin de son royaume à la tête d'un contingent de lanciers et de cavaliers prêtées par le pacha Mustafa Hassan. Il profita de l'absence de Janos pour reprendre le trône pendant une période de deux mois et en est à nouveau chassé lorsque celui-ci revient. Il n'échappe à la condamnation à mort que par la fuite et s'exile en Moldavie où il liera de nouvelles et puissantes amitiés avec les seigneurs de la région.

Il lui faudra attendre 1456 pour reprendre définitivement le trône de ce qu'on appelait alors la Valachie, écrasant les troupes de son adversaires pourtant supérieur en nombre dans une bataille qui restera dans l'histoire. Janos capturé vivant fut le premier homme à expérimenter le supplice du pal selon Vlad II. Son surnom était né, il serait l'empaleur...
Pendant six années il régna sur la Valachie, y instaurant un régime de terreur afin d'écraser les nombreux résistants encore fidèles à l'ancien régime. Sans pitié, il se venge des boyards responsables de la mort de son père en les faisant tous arrêter le dimanche de Pâques 1959 et en empâlant les plus vieux. Les jeunes quand à eux furent forcés de faire une marche de plus de cent kilomètres puis de construire une forteresse à leur arrivée sur les ruines d'un ancien avant poste, beaucoup moururent d'épuisement et ce furent les paysans du royaume de Transylvanie qui poursuivirent leur travail en érigeant les murs du château de Bran.
Pendant cette période, un complot s'élève contre lui pour le faire remplacer par un membre de la famille de Janos qui avait survécu. Vlad couru alors de village en village pour châtier les rebelles, se forgeant par la force de l'épée et du pal une réputation de monstre sanguinaire auprès du monde entier. N'était pas né celui qui lui prendrait encore le trône !

En 1462, le Prince de Vlad a alors 31 ans et de solides ambitions, il se sent suffisamment fort pour lancer une campagne contre ses anciens alliés les turcs. Son expédition éclair tue plus de 30 000 hommes et il provoque la fureur du Sultan Mehmed II, fils de Murad. Celui-ci lui envoie deux émissaires pour exiger le retrait de ses troupes ainsi qu'un tribut en or, il les fait clouer sur une planche. Fou de rage le Sultan lance l'offensive avec une armée 3 fois supérieure à celle de la Valachie, Vlad est bouté hors de Turquie et obligé de se replier au fin fond de son royaume en brûlant ses propres village pour affamer l'armée ennemie qui malgré cela parvient à arriver jusqu'à la capitale où l'attends une vision d'horreur. Des centaines et des centaines de corps de prisonniers turcs empalés tout autour des fortifications, on nommera plus tard cette vision la forêt des pals...
C'est le propre frère de Vlad, Rasu qui mènera les troupes turques à l'assaut de la ville afin de s'emparer d'un trône qu'il avait toujours convoité à la place de son frère ainé et que le sultan Turc lui offrait alors sur un plateau. La force brute de son armée supérieure en nombre eut raison de l'intelligence fine de Vlad mais celui-ci ne fut pas capturé, il avait tout simplement disparu...

Il sera retrouvé peu de temps après suite à la traitrise d'un des cavaliers qui l'avait accompagné lorsqu'il avait réussi à sortir de la ville en utilisant un passage secret. Capturé dans le nord de la Transylvanie, il est détenu pendant 12 longues années dans la ville prison de Buda.

Une fois libéré, ses pas le porteront vers Bucarest, alors petite bourgade parmi tant d'autres. Selon les rumeurs c'est lui qui fit fructifier la ville et qui en fit la plus puissante de toute la Roumanie au point même qu'elle en devint plus tard la capitale.
En 1476 il est à nouveau reconnu Prince de Valachie mais n'a pas le temps de s'en réjouir car la mort le rattrape à la fin du mois de décembre dans cette ville même de Bucarest qui passa et passe encore pour sa préférée. Comment est-il mort ? Est-ce les milliers de meurtres et d'actes de tortures qu'il avait sur la conscience qui le vouèrent à la damnation éternelle ? Pourquoi ne rejoignit-il pas les Enfers plutôt que de devenir le premier de tous les vampires ? A cette question je n'ai aucune réponse mais une chose est sure, c'est avec lui que la légende des Sang-Froids est née...


***************

1476 >> Maintenant

Douleur, horreur, souffrance, terreur.... Une litanie sans fin pour un Prince qui avait passé son temps à regagner et à reperdre son titre. Tué.. On l'avait tué ! Comment avait-on osé ?
Le couteau qu'il avait reçu dans le dos ne lui avait pas laissé la moindre chance et il avait senti sa vie s'écouler lentement au rythme du sang qui giclait de sa blessure. Il avait perdu connaissance lentement, glissant dans une abime qu'il savait sans fond et conscient qu'il ne se réveillerait jamais, et pourtant...

Ô cette brûlure lorsqu'il avait ouvert les yeux ! Cette peur qui l'avait assaillit lorsqu'une lumière atroce lui avait brûlé les prunelles. Refoulé... Il avait été refoulé des portes du Paradis, cela il s'y attendait, et des portes de l'Enfer ! Cela par contre ce n'était pas vraiment prévu...
Damné... Il était damné pour l'éternité, il se souvenait de cette voix qui lui avait mesuré la sentence au creux de l'oreille, un murmure qui avait pourtant été comme un coup de tonnerre.

Tu vivras mais tu seras vide à jamais, tu marcheras mais tu n'auras pas de but, tu connaîtra l'éternité mais tu n'auras plus droit à la lumière... Vas, démon et repent toi pour tes fautes !

Il s'était relevé alors, effrayé et misérable. Sanglant et perdu. On avait laissé son corps là, sans doute ne l'avait-on pas encore retrouvé... Sans doute pouvait-il reprendre sa vie normalement, après tout personne à part l'assassin ne pouvait savoir qu'il était censé être mort !

Puis il avait hurlé... Un hurlement à glacer le sang, un cri d'agonie et de souffrances pour un homme qui n'en était plus un. Sa peau le brûlait... Ses yeux ne voyaient plus, que lui arrivait-il ?
La lumière... Tu n'auras plus droit à la lumière... Gémissant, il ne pu que se trainer à l'ombre d'un mur qui le protégea des rayons vengeur de l'astre qui était désormais son pire ennemi. Comment reprendre sa place en ce monde si il ne pouvait pas se montrer à la lumière du jour ? Il ne pouvait plus régner sur les hommes... Tu marcheras, mais tu n'auras pas de but...
Il se décida alors à partir, conscient qu'il n'était plus véritablement humain et qu'il aurait tôt fait de finir sur le bucher si quelqu'un devait s'en apercevoir. Quelle ironie, il avait vaincu la mort mais il était à présent exilé du monde des vivants, de toutes façons il ne se sentait plus comme eux, on lui avait pris quelques chose... Son... Âme ? Tu vivras, mais tu seras vide à jamais.

La rage. C'est le sentiment qui l'habita le plus longtemps, après celui-ci il n'y en eu plus aucun autre, il était devenu incapable de ressentir quoi que ce soit, telle était sa malédiction. Il écuma toute la ville chaque nuit, semant la terreur par ses apparitions soudaine et faisant naitre une bien étrange légende, celle des êtres des ténèbres qui se nourrissaient de sang humain, car telles était désormais sa seule attirance. Il aimait boire le sang des mortels, c'était ce qui lui permettait de survivre et il lui semblait bien que si il cessait de s'en alimenter il serait détruit. C'était sans doute la meilleure façon de mettre fin à sa malédiction, sauf que l'attrait du sang était particulièrement fort. Il fit l'expérience une ou deux fois d'un jeun forcé et se rendit bien vite compte qu'il devenait incontrôlable dès lors que la soif le tenaillait. Ainsi donc il ne pouvait même pas se suicider ainsi ? Attéré, il ne pouvait que contempler l'étendu du desastre et le poids insoutenable de sa punition. Il avait été un monstre certes et le transformer véritablement en créature était sans doute un juste retour des choses mais là c'était peut-être un peu fort non ?

Il pria, il supplia, il tenta pèlerinages, sacrifices, sorcellerie... Rien n'y fit, il ne pouvait pas se défaire de cet étrange sortilège. Lorsque le jour venait, il se terrait pour échapper à la morsure du soleil. A la nuit il chassait l'humain pour survivre puis passait le reste de son temps à essayer de trouver une solution pour se sortir de ce cauchemar mais c'était sans issu. Rapidement il dû fuir Bucarest, poursuivi par toute une troupe de vivants bien décidée à se débarrasser pour ce bon du monstre qui s'emparait des leurs à chaque fois que la lune se levait. La première année passa ainsi, de fuite en fuite, de village en village, de veine en veine...

Puis il reprit le dessus. Ceux ou celui qui l'avait ainsi transformé avait sans doute voulu lui infliger la pire des punitions possible et c'était attendu à ce qu'il se suicide aussitôt qu'il serait suffisamment fort pour se contrôler au point de pouvoir se laisser mourir de soif. Erreur gravissime...
Vladislaus n'était pas du genre à se laisser ainsi abattre pour l'éternité. Le premier choc passé il se mit à étudier sa nouvelle condition d'un œil neuf, voyons qu'avait-il gagné à cette transformation ?

>> La force déjà. C'est un fait, depuis qu'il était mort il n'avait jamais été aussi puissant, son bras pouvait à présent porter deux hommes sans effort et ses doigts pouvait broyer une main d'une simple pression. L'endurance aussi, il connaissait plus la fatigue quand à sa vitesse et à son agilité elles n'étaient absolument plus humaines. Il fallait aussi parler des changements dans son apparence avec la nouvelle pâleur de sa peau, l'intensité accrue de son regard, la soudaine poussée de ses canines et l'aura mystérieuse qui à présent l'entourait.

>> La vision nocturne. Logique me direz vous, il était forcé de ne vivre que la nuit et avait donc été adapté en conséquence. Il pouvait voir dans le noir à la manière d'un chat et s'y déplacer aussi furtivement que le félin cité.

>> L'hypnose pour affirmer encore son nouveau statut de prédateur. Il s'était en effet aperçu depuis peu que les humains qu'ils croisaient étaient souvent charmés voir subjugués par lui. Il pouvait parfois les pousser à lui obéir par sa voix envoutante, il lisait le mensonge dans leur yeux et il lu arrivait même rarement de parvenir à les manipuler ou à les paralyser complétement lorsqu'il les fixaient d'une certaine manière. Toutefois il était méfiant avec ce pouvoir, celui-ci se développait lentement au fil du temps et surtout il n'était pas aussi efficace sur tous les humains. Les femmes étaient plus réceptives à cela ainsi que tous les êtres doués d'une grande sensibilité. Certains par contre étaient peu touchés par son pouvoir et quelques rares humains y étaient totalement immunisés, il ignorait encore pourquoi mais il avait remarqué que ces immunisés ne l'étaient plus du tout lorsqu'ils étaient endormis. Il lui suffisait donc de les surprendre dans leur sommeil et de leur susurrer à l'oreille...

>> Les transformations pour finir. Il parvenait à se transformer en chauve souris et en loup. Pourrait-il choisir d'autres animaux plus tard ? Peut-être... Il y travaillait car c'était un pouvoir très utile pour un être recherché comme il l'était.

Tout ceci le fascinait. Il commença à faire des recherches mais ne pu trouver aucune histoire ni aucun parchemin sur ce genre de créature. Apparemment il était le premier... Les humains avaient choisi son nom pour lui, il était un vampire. Le surnom de Nosferatu commença à lui coller à la peau, il l'avait rejeté avec horreur dans un premier temps puis il commença à l'apprécier. Son créateur avait échoué dans son désir de le punir, il ne deviendrait pas fou et ne se suiciderait pas, il avait trouvé une nouvelle raison de vivre, satisfaire sa curiosité...

Souvenons nous que Dracula avait toujours été un être particulièrement curieux et avide de connaissance. Quoi de plus frustrant pour ce genre de personne que la mort, elle qui vous empêche de continuer vos recherches ou de voir de quoi l'avenir serait fait ? Lui avait résolu le problème... Ne lui restait plus qu'à étudier tous les sujets qui lui plaisait, à commencer par lui-même et par les humains. Peu à peu, il en apprit plus. Naquirent alors ses premiers enfants qu'il étudia avec fascination, notant qu'ils étaient eux aussi pourvu de certains pouvoirs mais absolument pas comparables aux siens. Notant aussi qu'il pouvait les contrôler sans le moindre effort, il envisagea un moment de se construire une armée de vampires puis renonça de peur de se faire encore évincer, chat échaudé craint l'eau froide n'est-ce pas ? Et puis il aimait l'idée d'être quasiment unique au monde.

****************
C'est ainsi que passèrent les siècles. Il passa de pays en pays, se faisant oublier en Transylvanie pour mieux y revenir sous le nom de Comte Dracula. Il racheta son propre château, Bran et s'y installa avec plusieurs de ses épouses nouvellement transformées. Autant il aimait la solitude, autant il ne pouvait pas supporter de vivre sans femmes. Charmeur, il n'aimait rien autant que le moment où elles succombaient enfin entre ses bras pour subir sa morsure et le rejoindre rapidement dans ses ténèbres, ou bien pour mourir si il avait vraiment trop soif. Il se nourrissait à présent avec beaucoup de prudence, ne souhaitant pas se faire repérer comme un vampire et ce n'est que lorsque les rumeurs sur sa formidable faculté à ne pas vieillir se firent trop forte qu'il choisit de quitter à nouveau son chez lui. Destination choisie ? Londres...

Il y est depuis peu, ombre furtive au pas silencieux. Son sourire charmeur et son ton mondain lui ont vite fait une place parmi les aristocrates de ce monde, il leur rend parfois visite la nuit... Il se sait suivi, conscient que l'ombre d'une jeune femme colle à ses pas et cela l'amuse. Pour une fois que c'est lui qu'on traque et pas le contraire ! Pour le moment il laisse faire, curieux de voir jusqu'où elle irait avant qu'il ne perde patience. Une autre créature l'attire beaucoup, un être qu'il a croisé plusieurs fois la nuit et dont il a humé le parfum mais encore une fois, patience... Vous ai-je déjà dit que Vladislaus compte parmi les créatures les plus patientes de cet univers ? Sans doute...
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MessageSujet: Re: Liens du comte Vladislaus Dracula [Maj 10 mai]   Mar 10 Mai - 12:59

« FAMILLE »

Hum comment vous dire... Quand on arrive à un âge tel que celui de notre vampire il est plus que probable que la famille qu'il pourrait encore avoir ne serait que descendance... En fait il s'en fiche pas mal


      Nom et prénom :
      Métier :
      Relation :



« AMIS et CONNAISSANCES »

Des amis ? Pourquoi faire ? Des connaissances hum... A condition qu'elles soient utiles...


      Nom et prénom:
      Métier :
      Relation :



« ENNEMIS »

Rien de plus amusant qu'un ennemi, en particulier lorsqu'il vient se mettre à portée de nos crocs...


      Nom et prénom
      Métier
      Relation
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Liens du comte Vladislaus Dracula [Maj 10 mai]

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