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 Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)

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MessageSujet: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Jeu 5 Mai - 17:15

Il n'avait généralement pas cette habitude d'assister à la mort d'un individu. Encore moins lorsqu'il y était pour quelque chose. Ce n'était pas peu dire, mais il s'en lavait les mains, en général. Il gardait la jouissance pour lui, un sourire franc flottant sur ses lèvres, faisant dos à la scène, la connaissant de toute façon par cœur avant même qu'elle n'ait vraiment lieux. Pas aujourd'hui. Il se tenait fièrement de l'autre côté, à sens inverse, dardait un regard orageux sur la silhouette, devant lui, qui, lentement, livide, déjà mort, s'avançait vers le vide de façon dangereuse, comme s'il n'y avait plus rien... plus rien que lui et l'immortalité à travers le néant, à travers la perte de sens à sa vie. Baltazar cligna des paupières une fraction de secondes qui paru, pourtant, être une éternité. Lorsqu'il les ouvrit de nouveau, l'homme n'était plus là. Évaporer dans le vide. Disparu. Contre toute attente, il ne se produisis pas ce à quoi il aspirait. un hurlement strident, féminin, tout ce qu'il pouvait y avoir de plus humain, résonna, suivi d'une course effrénée, un mélange de sons entre les pas et les hoquets paniqués. Il la suivit des yeux, un instant, incertain. Connaissait-elle l'homme ? Il semblait bien. Jusqu'à ce qu'elle tourne son visage d'ange vers le démon avant de hurler dans sa direction: «Vous auriez dû faire quelque chose !» Il lui envoya un signe de main d'indifférence et, d'un pas décidé, s'éloigna abruptement, sans lui dire mot, malgré les cris de protestation qu'elle s'entêtait à proclamer dans son dos. Elle n'avait pas d'importance pour lui. Et jamais elle n'en aurait en jurant ainsi. Elle l'oublierait. Et si elle ne le faisait pas, tant pis pour elle, ce n'était pas comme s'il se préoccupait du fait qu'elle puisse se sentir à jamais corrompu par la vision, n'est-ce pas ? Mais alors, pourquoi avoir assister à ça ?

Et bien... parce que ses recherches ne le menait à rien et que cet homme s'était trouvé là, au mauvais endroit au mauvais moment. Il avait semblé détenir une réponse, un indice, n'importe quoi. Il s'était rebuté, avait contredit, répliqué et surtout n'avait pas supporter sa présence, insinuant que même s'il retrouvait la dites mythique voyante, que ça ne changerait strictement rien à l'avenir, peu importe l'insu qu'il voulait entendre. Il avait rapidement été vexé... On ne lui dit jamais, au grand jamais, que ce qu'il fait est d'une futilité sans son pareil ! Jamais ! Au point d'en payer de sa propre vie. Fallait dire qu'il était plutôt susceptible, mine de rien. Bref, le silence de l'individu plus son insulte n'avait de toute évidence pas fait bon ménage en ses pensées peu appréciables. Quoi qu'il en soit, maintenant qu'il s'était énervé, il ne pourrait plus connaitre les secrets que l'homme gardait pour lui tout seul.

Il ne s'éloigna pas beaucoup. Les hurlements de la femmes attiraient beaucoup trop l'attention... sur lui. Un soupire, un peu agacé, il s'arrêta de marcher et elle se rapprocha à grandes enjambées de l'endroit où il se tenait. Il se tourna vers elle pour contempler son regard acier, un instant, un très court instant, avant de lui sourire, d'une de ces grimace qui ressemblait plus à du mépris. Elle s'apprêtait à dire quelque chose mais... mais elle hésita, comme perdant toutes ses capacités.

«Parlez, mademoiselle. Le tigre n'a tout de même pas mangé votre langue ? Ou est-ce le chaton...»

Elle devint le visage aussi cramoisie que les feux de l'enfer, ce qui ne fit qu'amuser l'être infecte qu'il était. Et bien, si elle voulait l'affronter, elle n,en avait malheureusement que le culot et pas la force. Décidément, si les hommes étaient des créatures particulièrement courageuses, il s'était depuis longtemps rendu compte de leur stupidité et incapacité de réfléchir avant d'agir. Aussi ne se préoccupa guère d'elle plus qu'il ne le fallait. Il avait d'autres chat noir à fouetter que celui-là. Aussitôt dit, aussitôt fait, il la contourna pour croiser un nouveau regard féminin, tout aussi bleuté, remarquez bien, que le dernier, mais avec un petit quelque chose de différent. Malheureusement, il ne pu vraiment pas prendre le temps de l'analysé. Trop. Ils étaient trop nombreux autour de lui et, à travers l'expression malsaine, il pouvait en percevoir, même, quelques sentiments irrités ou même plutôt en colère contre lui. Pourquoi ? Parce qu'il avait regarder l'homme sauter dans le vide ? Ou parce que c'était lui qui l'avait pousser à le faire ? Dans tous les cas, ça ne semblait pas très bien vue... malgré son propre opinion qui différait grandement du leur à ce propos.
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Jeu 5 Mai - 19:26

Dans la vie, on croise des milliers d’inconnus chaque jour. Dans la rue, dans les magasins, depuis notre plus jeune âge nous voyons passer des personnes devant nous sans nous poser de questions sur eux, parfois sans même les voir, et même eux le plus souvent ne nous remarque pas. Pourtant ils sont là, ils ont tous une histoire, une particularité, quelque chose qui font de chacun d'eux, des gens spéciaux. Tant qu'on ne fait que les croiser, il ne se passera rien, on s'ignore, on se salut poliment, etc. Mais si on prenait la peine de s'arrêter, de discuter, de se connaître, on se rendrait compte que parmi ses inconnus, il y en a qui changerait notre vie. En bien ou en mal, bien sûr, mais notre vie prendrait un tournant que nous n’aurions jamais prévu, tout ça parce qu'on a simplement rencontrer une nouvelle personne, sans se douter de son réel importance. A chacun de choisir de s'arrêter ou pas ! C'est étrange de savoir comme une seule personne peut diriger notre destinée, ni comme on est capable d'influencer une autre personne.... Et certains comme Boyd beaucoup plus que d'autres !

Mais ça effectivement, Élie ne le savait pas encore ! La jeune femme ne pouvait que soupçonner ce dont il était capable... Ce sont les cris d'une femme qui l'attira vers ce lieu. Des cris désespérés. Apparemment quelqu'un venait de se suicider en se jetant dans le vide. Une troupe de badeaux était en train de s’agglutiner autour du lieu de l'accident. C'est impressionnant comme l'homme à la fois redoute et est fasciné par la mort, comme ils ne peuvent s'empêcher de jeter un coup d’œil en cherchant à voir les victimes d'un accident en sachant déjà que s'ils le voient, ils en feront des cauchemars. Mais c'est plus fort qu'eux apparemment, déjà des gens se penchaient pour observer le spectacle en bas. Ce qui pouvait laisser à Élie tout le loisir d'observer cet homme étrange... Étrange parce qu'il semblait ne pas s’intéresser à feu l'homme-qui-croyait-voler. Et d’après les regards que pouvait lui lancer celle qui avait alerter tout le quartier, elle semblait convaincu qu'il y était pour quelque chose... Et à voir le sourire sadique qu'il arborait sans complexe et ses efforts pour s'éloigner de la foule finissait de convaincre Élie. Ça et son instinct d'homme de main qui lui indiquait qu'il s'agissait de quelqu'un de plus que louche ! Ne serait-ce que la méchanceté qui se dégageait de son être...

Encore une journée de libre, où elle était censé ne rien faire de particulier à par se détendre, qui allait mal se terminée... En fait Élie ne devrait jamais accepter que le père André lui accorde des congés, au final elle avait l'impression de travailler plus que les jours officiels ! Enfin, il n'était plus le temps de râler, elle se connaissait, la curiosité était un de ces principaux défauts, et elle ne pourrait pas fermer l’œil cette nuit sans savoir si son instinct avait raison où pas ! Donc, tandis qu'il s'éloigner lui et son air dédaigneux, elle n’hésita qu'une seconde avant de le suivre discrètement et, une fois un peu plus loin des oreilles indiscrètes, elle l'aborda d'un air nonchalant alors qu'il marchait devant elle :
« C'est curieux quand même... Cet homme qui décide comme ça de se jeter dans le vide, non ? »
Elle continua de marcher tranquillement d'un pas léger, comme si elle parlait du beau temps et de la pluie avec n'importe qui...
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Jeu 5 Mai - 21:27

Des pas à travers d'autres pas, plus fantomatiques que les siens, qui étaient déjà passés par là avant lui. Il les suivait par fascination, par intrigue, par curiosité, même, peut-être bien. Qui ils étaient et surtout, que pouvait-il bien leur faire subir, hum ? Le sentiment d'excitation précédent ne semblait pas exactement diminué, et il filait dans la foule, la suivant comme s'il avait été son ombre, depuis toujours ou depuis maintenant seulement. Il ne se sentait pas mal à l'aise. Il ne se sentait pas responsable non plus. Et c'était sans doute pourquoi on le considérait comme... vaguement... répugnant. Enfin, c'est qu'ils avaient de drôles d'opinions de lui. Non pas qu'il s'en préoccupait particulièrement non plus.

Quoi qu'il en soit, les iris bleutés avaient décidé de le suivre, dévorant son être, avalant dans son dos, comme s'il tentaient peut-être de le deviner. La démarche féminine dans son dos, comme si elle l'accusait de tout et de rien à la fois. Il pensa que se pourrait n'être qu'un divertissement de plus parmi tant d'autres. Enfin, ce n'était ni l'endroit ni le moment, même si, à vrai dire, il n'avait pas pour habitude de se gêner pour quoi que ce soit, n'est-ce pas ? Il s'avança donc, léger, l'ignorant, comme s'il ne l'avait pas remarquer, se glissant plus loin, s'éloigna d'un pas à l'autre de cette foule de moins en moins danse autour de lui... d'eux. Finalement, à quelques distances de lui, derrière, dans son dos, la voix lança, comme s'il n'avait s,agit que d'un sujet banal, se demandant même momentanément si c'était à lui qu'elle s'adressait ou s'il y avait quelqu'un d'autre avec elle qu'il n'aurait pas encore repéré. Il risqua un coup d'oeil par-dessus son épaule gauche, quelques mèches rebelles, noires et frisé lui bouchant vaguement la vue en cet instant. Apparemment, non, il n'y avait personne près d'elle.

«Était-ce à moi que vous vous adressiez ?»

Son ton ne fut pas mesquin ni agacé, simplement enclin à recevoir une réponse qu'il attendait maintenant à être positive, après avoir pris d'analyser que finalement, il n'y avait pas cinquante-six milles personnes à qui elle pouvait s'adresser. Il en conclu donc que oui, son oreille ne l'avait pas trompée. De se fait, il s'arrêta complètement avant de se retourner pour faire face, de toute sa... petite grandeur, car non, malgré toute la puanteur d'âme qu'il dégageait, il n'était pas spécialement grand. Pas du tout, même, pour dire la vérité. Ainsi face à elle, il glissa une de ses mains aux étranges tatouage dans sa chevelure pour la dégager de son visage aux traits plus jeune qu'il ne l'était réellement. Il pu ainsi la détailler rapidement, de son regard perçant, d'une intensité perturbante, de la tête aux pieds, comme s'il avait espéré reconnaître quelqu'un dans ces traits. Qui... Astrea, peut-être ? Il ignorait même à quoi elle ressemblait.

«La vie n'est pas une douce mélodie pour tous, mademoiselle. Elle n'est qu'une... étrange mise en scène de comédie-ballet.»

Il ne savait pas à quoi s'attendre d'elle. Il essayait simplement de deviner les accusations que ses yeux semblaient vouloir porter sur lui. Et un sourire franc, mais ironique s'afficha sur ses lèvres. L'ironie, ah, l'ironie.
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Ven 6 Mai - 13:18

L'inconnu c'était retourné tranquillement, et s'était adressé à elle d'un ton froid, presque inhumain, avec toute fois un léger accent, peut-être américain...Qu'importe, ce n'est pas ce qui retint l'attention de la jeune femme. Quand elle s'arrêta devant lui, elle eut du mal à retenir un frisson, provoqué par l'aura qu'il dégagé, malgré sa jeune apparence... Il n'avait pas l'air d'être bien plus vieux qu'elle, mais son regard lui disait qu'il n'en était rien... Une chose plutôt inquiétante, surtout quand il se mit à la parcourir du regard, elle eut carrément l'impression d'être un morceau de jambon sur l'étal d'un boucher !
Mais elle ne s'attendait pas du tout à ce genre de réponse sur la vie... Qu'espérait-elle après tout ? Qu'il se mette à lui avouer en claquant des doigts tout ce qu'elle voulait savoir ? Ou encore qu'il s’enfuit en courant pour prouver sa culpabilité dans la mort de cet homme ? Non, ça aurait été trop facile, voilà qu'il fallait qu'elle tombe sur un philosophe ! Avec un peu de chance il ne s'agissait que d'un fou échappé de l'asile psychiatrique et ça ne serait que le travail de la police de l'arrêter, elle pourrait rentrer tranquillement chez elle ! Mais se regard... Et ces tatouages... Ou les avait-elle déjà vu ? Si elle aurait pu freiner sa curiosité, elle aurait fait demi tour en s'excusant de l'avoir prit pour quelqu'un d'autre et puis finit ! Mais non, puisqu'elle y était, elle y reste ! Pas faute d'entendre la voix de sa mère résonner dans sa tête:
"Elie surveille tes fréquentations! Ne parle pas aux inconnus, mefie toi de tout le monde, et range ta chambre!!"... Passant donc outre les conseils de sa mère, elle se decida tout de même à lui répondre, parce qu'après tout, on lui avait aussi appris à être poli, non?

« Étrange vision du monde, monsieur... Mais dans cette comédie, qui dirige les acteurs selon vous ? Sont-ils indépendant, ou quelqu'un dans l'ombre tire-t-il les ficelles ? » dit-elle en essayant de ne pas laisser transparaître la grimace qui lui chatouillé le visage devant son air si... Ironique et mesquin. Les mains dans ses poches, elle se retourna quelques instants pour jeter un coup d’œil à l'attroupement que venait compléter quelques policiers qui commençait à rassembler le troupeau pour les calmer tout en leur posant des questions. Elle vit l'un d'entre eux interrogeant la femme qui avait crier la première et qui indiquait du doigt en tendant son bras Élie et l'inconnu. Tiens, la comédie-ballet allait bientôt tourner à la tragédie si elle restait trop prés du suspect aux yeux du policier... Se retournant vers l'inconnu avec un léger sourire, elle commença à marcher de nouveau calmement dans la direction opposée à la scène de crime. Satisfaire sa curiosité, c'est une chose, finir en prison à cause de ça, ça serait quand même vraiment bête ! Et si il y était vraiment pour quelque chose, il ne s'éterniserait pas non plus, pas vrai ?

En même temps, la ruelle dans laquelle elle s’apprêtait à s'engager n'était pas des plus rassurante, et l'idée du cinglé en cavale revint lui frôler ses pensées, lui faisant presque regretter sa décision. Mais après tout, n'était elle pas un homme de main sur-entraîner ? Elle avait affronté des créatures bien plus imposantes que cela, bien qu'aucune ne dégage une aura si...malsaine !
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Ven 6 Mai - 18:28

Les aiguilles de la montre filait au gré du temps qui coulait et qui s'écoulait. Sans sembler avoir la moindre emprise sur lui. Comme s'il en était le maître et qu'il le dominait tout entier, comme s'il regardait l'horloge de la vie de haut, avec un regard méprisant à souhait, lui crachant dessus et lui disant qu'elle avait échoué. Ratée. Elle n'était qu'une ratée contre lui. Et lui ? Il la dominait de toute sa splendeur malsaine. Mais en entendant, il ne savait toujours pas à qui il avait à faire, présentement, là, debout à l'entrée de la ruelle dans laquelle ils s'étaient tous deux engouffrer, lui en tête, elle le suivant comme son ombre. Peut-être était-elle des autorités du coin et qu'elle l'avait trouvé encore plus louche qu'il ne l'était vraiment. Ou était-ce autre chose ? Il ne doutait généralement pas beaucoup, mais lorsque ça lui arrivait, il devait se résoudre de faire face jusqu'à découvrir la vérité, quitte à... enfin, vous connaissez la chanson ? Baladons-nous en forêt, pendant que le loup n'y est pas... si le loup y était... il nous mangerait. Qui était le loup et qui était l'agneau, présentement ? Elle ou lui ? Et si elle était de ceux qui tentait de l'éliminer, c'est qu'elle avait plutôt bien réussi son entrée en matière et qu'elle ne ferait pas long feu à ses côtés lorsqu'il saurait vraiment. Et si elle était autre chose ? Qui sait, seulement un peu curieuse, un peu folle aussi, peut-être bien ? Il verrait... il verrait s'il avait envie de donner son énergie pour qu'elle en perde la tête. Mais pour l'instant... Pour l'instant, elle n'était rien.

Il sembla vouloir momentanément la foudroyer d'un regard mauvais, comme pour la défier de continuer sur la voix boueuse qu'elle empruntait avec lui à cet instant, en lui posant ces, ma foi, étranges questions, mais se ravisa, au dernier instant, songeant une fraction de seconde à tout simplement ignorer les paroles et s'en retourner dans un rire merveilleusement insultant. Il répliqua d'une voix étrangement mielleuse, avec un tout toujours aussi ironique, se montrant le plus diplomate qu'il lui était possible de l'être pour l'instant...

«Mais il y toujours quelqu'un pour guider le spectacle derrière le rideau. Mais être spectateur est plus... spécial. On cherche à comprendre et, finalement, on ne saisit absolument rien.»

Il faisait allusion à elle qui cherchait, de toute évidence, désespérément à lui tirer les vers du nez. Et... elle se détourna, comme ça, attirer par les mouvements derrières, par les sons et l’attroupement toujours plus grossissant, apparemment, de gens qui s’agglutinaient là-bas, non loin de l'endroit où la victime s'était précipiter d'elle-même vers une mort plus que certaine. Le meurtre parfait, selon, restait et resterait toujours le suicide. Ou du moins à pousser l'individu au suicide... Parce qu'il n'y avait aucune trace, aucune preuve et aucune accusation possible à porter en justice. C'était une pure joie de la vie ! Enfin... Une pure joie pour sa vie à lui, il n'en disait pas autant pour celle des autres. Mais lorsqu'elle revint à lui, il souriait toujours de cette manière si particulière, comme s'il cherchait à l'insulter, comme s'il lui disait, littéralement ''Peux importe ce que tu fais, dit ou penses, tu ne peux rien du tout, tu es trop faible.'' Faible. Se devait être ça. Il se sentait absolument supérieur sur tout. Même si ce n'était pas forcément le cas. Disons simplement qu'il cachait toutes ses petites faiblesses qui auraient pu risquer de le trahir. Et... elle voulait... partir ? Comme c'était amusant... Encore plus que ce qu'il avait espéré, même. Quel retournement de situation... un retournement dont il allait évidemment profiter sans le moindre scrupule. Et il parla suffisamment fort pour que les autorités qui les avaient repérer puissent en entendre quelques bribes... du moins suffisamment pour rapidement les attirer... et la mettre elle dans le pétrin plus que lui... car lui... lui, et bien, il était le type le plus chanceux qui soit... croyait-il dur comme fer, quoi qu'il en soit.

«Ho, vous ne semblez pas très à l'aise. Avez-vous quelque chose à vous reprocher pour fuir nos invités ? Je suis CERTAIN qu'ils auraient des QUESTIONS à vous poser !»

Tien, dans les dents la petite, essai de te débrouiller maintenant... Qu'elle tente, pour voir, de le démystifier, lui qui restait sur place, qui attirait volontairement l'attention et qui la mettrait même, peut-être, dans les eaux troublent ? Il voulait bien voir ça, rien que pour son plaisir personnel...
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Ven 6 Mai - 19:50

Décidément, plus ça allait, et plus elle se sentait mal à l'aise.... Cet air arrogant et ironique. Comme si il ne la considérait que comme un insecte qu'il s'apprêtait à écraser d'une simple pression du talon... Un impression qu'elle n’appréciait pas du tout ! D'autant qu'il suggérait qu'elle ne comprenait rien à rien de ce qu'il se passait ici. Certes ce n'était pas faux, mais elle comptait bien arriver à gratter la couche de mensonge qui l'oppressait actuellement. Ça, et cette désagréable sensation qu'il en savait bien plus qu'il ne voulait en dire, et qu'en plus il faisait tout pour bien lui faire comprendre que lui, avait saisit tout le sens de cette scène mais ne lui dirait jamais !

Mais le plus rageant était encore à venir : alors qu'elle s'éloignait dans la ruelle, voilà qu'il la narguait et qu'il allait même jusqu'à attirer les forces de l'ordre jusqu'à eux... Ou plutôt à détourner leur attention sur elle ! Si le mal avait décidé de choisir un corps, c'était sûrement un de ces premiers choix ! Mais il était hors de question qu'elle se laisse démonté si facilement. Retroussant ses manches, elle freina le pas, pour finir pas s'arrêter complètement. A son tour de poser sur lui un regard mesquin :

« Ho je suis sûre qu'ils aimeraient me demander de confirmer que c'était bien vous qui était le premier sur le lieu du crime ! Vous discutiez avec cet homme c'est ça ? Juste avant qu'il ne saute ? ».

Ça faisait un point partout, mais il ne fallait pas s'arrêter en si bon chemin. Un éclair noir passa soudain dans son regard, puis elle rajouta tout bas, juste assez pour qu'elle ne puisse être entendue que par lui : « Je peux aussi hurler en prétendant que vous vouliez m'entraîner dans cette ruelle contre mon grès.... Je sais très bien joué la demoiselle en détresse, vous voulez voir ? » le tout accompagné d'un sourire ironique. On combat le feu par le feu d’après le dicton, mais elle était aussi capable de déchaîner l'eau, et une bonne douche froide ne lui ferait pas de mal à ce prétentieux !!
Pas le temps de réfléchir plus longtemps à une réplique sanglante, voilà qu'un des policiers s'avançait de manière plus qu’énervé vers eux. A savoir lequel des deux il croirait... Peut-être les deux ou aucun. Allez savoir si la chance serait de son côté ! Heureusement pour elle, la jeune femme connaissait plutôt bien le quartier et elle saurait comment s'enfuir rapidement et disparaître discrètement !
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Sam 7 Mai - 11:38

Un suicide ? Et alors ? Qu'est-ce qu'ils voulaient qu'il y fasse lui si un gars s'était suicidé ? Sauver un suicidaire certes mais ramasser un macchabée sans même avoir la satisfaction de se mettre aussitôt à la recherche du meurtrier... Très peu pour lui ! Il était mort, il était mort non ? Il n'allait quand même pas lui chanter un requiem ?
Et ben si apparemment... Il avait eu beau pester et tempêter, son supérieur n'avait rien voulu savoir. Il fallait quelqu'un sur cette affaire et ce serait lui, l'inspecteur Paul Nevada. Et non ce n'était pas la peine de revenir sur cette histoire d'apprenti qui allait arriver dans ses pattes dans les prochaines semaines, c'était comme ça et puis c'était tout.

De fort mauvaise humeur, le policier n'avait eu d'autres choix que d'embarquer quelques agents avec lui et de se rendre sur les lieux. Zut à la fin, un croque-mort et un prêtre aurait largement suffit, en quelques minutes le tour était joué mais non il fallait qu'il se tape ce boulot inintéressant au possible. Décidément on le disait râleur mais on ne faisait rien pour le mettre de bonne humeur non plus !

« Bon il est où votre homme volant ? »

« Juste un peu plus loin inspecteur, plusieurs collègues sont déjà sur place et interrogent les témoins mais nous vous attendions pour vraiment entamer l'enquête »

« trop aimable »
bougonna l'intéressé.

Réprimant un soupir de résignation, il jeta un œil au cadavre que l'on était en train de recouvrir d'un drap, notant chaque détail de son œil expert d'ancien chirurgien, puis observa l'assistance qui dévorait la scène des yeux. L'humain ne changeait pas... Toujours aussi avide de mort, sauf lorsque cela le concernait de trop près !

«Bon les gars on fait un tri. Vous me quadrillez le secteur, vous me faites circuler tout ceux qui n'ont rien à faire là et vous me rassemblez tout ceux qui ont vu le scène. On a identifié la victime ? »

« Pas encore inspecteur ! On y travaille ! »

« Lorsque ce sera fait, faites prévenir la famille et enquêtez sur l'historique de notre suicidaire. Qu'on sache ce qui l'a poussé à cette extrémité et qu'on puisse bien être certains qu'il s'agit d'un suicide simple »

*Et ceci fait, on le refile à sa famille, il se fait enterrer, et moi je retourne à mes affaires * marmonna-t-il entre ses dents.

« ...quelque chose à vous reprocher pour fuir nos invités ? Je suis CERTAIN qu'ils auraient des QUESTIONS à vous poser ! »

Tiens ? Qu'est-ce que c'était que ces deux là qui parlaient si forts ? Intéressé, l'inspecteur les fixa un moment en cherchant à en entendre plus. Leur comportement était pour le moins étrange, ils semblaient se disputer à moitié tout en cherchant à s'éloigner de la scène alors que tous les badaud essayaient plutôt de s'en rapprocher pour en voir plus ! Intéressant...

Prenant une brusque décision, il planta là l'agent qui avait commencé à lui parler d'il ne savait quel témoignage insignifiant pour se diriger à grand pas vers ceux qui l'intéressaient. Ce faisant, il siffla entre ses dents, appelant Winsor qui était occupé à flairer on ne savait trop quoi à l'autre bout de la rue. Le grand chien gambada aussitôt jusqu'à lui et le rejoignit au moment où il arrivait tout près des deux protagonistes. Une femme à l'allure décidée et un homme au sourire à demi moqueur. En voyant l'air ennuyé de la première et l'air amusé de l'autre il senti son instinct policier lui hurler que ces deux là n'étaient pas net. Il attaqua derechef, peu aimable :

« Où croyez vous aller comme cela ? Un homme vient de mourir ici, il me semble qu'il vous serait difficile de ne pas le remarquer. Tout bon citoyen Anglais se fait un plaisir de renseigner les forces de l'ordre dans ce genre de cas n'est-ce pas ? Alors qu'avez vous vu ? C'est sans doute de cela que vous parliez avec autant de passion et de véhémence ? »

Et vlan, les pieds dans le plat aussitôt et sans défaillir. Il n'avait pas de temps à perdre en parlotte et l'intensité du regard noir qu'il planta tour à tour dans les yeux de chacun le démontrait bien...

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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Sam 7 Mai - 13:19

Le poisson pris facilement à l'hameçon qu'il lui avait tendu, à sa plus grande satisfaction. Sans doute que ce n'était pas plus mal pour l'instant. Un brutal revirement de situation, comme on dit. La petite femme de main, car c'était bien ce qu'elle était, non ? Ho, il n'en doutait plus vraiment. Pas après les questions. Pas après les commentaires que sa petite voix de femme lui crachait à l'instant même. Il se pencha discrètement vers elle lorsqu'elle eut enfin cesser de beugler ses menaces à tout va contre sa personne. Enfin, c'était amusant, surtout qu'il ne lui avait encore causer aucun tord. Mais elle jouait un peu trop avec le feu avec lui. Et pas de chance, il fallait qu'elle le fasse avec lui... Lui qui était une roulette russe sur deux pattes. Et Dieu seul savait que jouer avec lui, c'était comme jouer avec une roulette russe, mais avec, cette fois, un chargeur plein. Et si elle croyait pouvoir compter sur la chance, elle verrait bien vite que cette dernière la quitterait au quart de tour. Se penchant vers elle, donc, il lui susurra d'une voix d'une douceur qui ne lui allait pas le moindre du monde:

«Hurler ou dire quoi que ce soit ne sera pas nécessaire... Je crois être assez grand pour le faire moi-même, mais c'était très gentil de vous porter volontaire pour ce faire.»

Et il fini de parler à voix basse avec ce vague amusement qui finirait forcément par l'avoir à l'usure. Elle ferait bien une nouvelle mauvaise manipulation et il en profiterait de nouveau pour la pousser dans les tranchées. Elle comprendrait bien assez tôt qu'il n'était pas celui à qui il vaut mieux se frotter en temps de guerre. Il se recula pour porter immédiatement son attention sur l'homme qui s'approchait, bien accompagner de son misérable cabot de la rue et roi des toilettes.Il n'aimait pas beaucoup les chiens... Parce qu'ils avaient cet étrange sixième sens qui l'agaçait tellement. Lorsque l'homme d'autorité arriva à leur niveau à tout deux, il se contenta simplement de soutenir le regard qu'il lui adressait, en le lui rendant aisément, comme s'il aurait été tenté de le percé à jour. Ce n'était pas volontaire, il le faisait automatiquement. Parce qu'il était en soit déjà d'une intensité supérieure et qu'il n'était pas humain. Or il se croyait, en plus, tout permis. Il le détailla rapidement comme un s'il n'avait été qu'un morceau de viande, sans bronché toutefois, sans produire le moindre mouvement si ce n'était que ses vêtements et sa chevelure dans un léger vent.

«Je suis Américain, Inspecteur. Mais pardonnez-moi, j'en oublie mes bonnes manières. J'expliquais à mademoiselle qu'épier la vie privée des gens, dont la mienne, n'était guère digne d'une dame. Mais je suis bel et bien témoin. Je l'ai vu sauter... Avez-vous déjà contempler le regard d'un homme qui se donne la mort, monsieur ?»


Il jouait la comédie. Jouait celui qui avait eut le regard chaste et brulé par la vision des choses. De plus, son accès pas très British venait appuyer fortement le fait qu'il n'était pas le moindre du monde Anglais. Bref, aucun dérapage... Et la petite femme blonde ne pouvait pour l'instant guère dire quoi que ce soit puisqu'il disait tout lui-même... en déformant vaguement la vérité... Une vérité qu'elle ne connaissait pas, donc aucun problème.

«La dame sur le pont m'accusait de n'avoir rien fait pour l'en empêcher. Elle n'était pas là lorsque je l'ai supplié de ne pas faire foi de mort. Je ne connais toutefois pas feu l'homme. Je ne faisais... que passer.»

Tien, essais de venir contredire ça maintenant. Son témoignage n'avait rien d'extraordinaire ni de surnaturelle. Tout à fait normal, du bon citoyen qui a essayer de faire quelque chose, mais qui, vaguement traumatisé par la mort, à tenter de s'en éloigner. Rien d'anormal, donc. Et il appuyait aussi un peu sur sa chance, pour se coup. Et puis, même s'il n'avait rien fait, on aurait mis ça sur le dos de sa nationalité... et Dieu seul savait à quel point ces américains peuvent se montrer individualistes. Tout ça pour dire que ce petit jeu de chat et la souri l'amusait beaucoup, surtout qu'il pouvait se payer la tête de tout le monde sans même qu'ils ne s'en rendent compte... Enfin, la demoiselle s,en doutait bien, mais lui ? Il verrait...
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Mar 10 Mai - 14:28

Çà y est, l'inspecteur arrivait sur eux. Mais après tout, elle n'avait rien à se reprocher, pas vrai? Enfin, tant que l'autre ne s'amusait pas à mentir pour tout lui mettre sur le dos! Et il devait en être tout à fait capable à son avis! Aussi remit-elle ses mains dans ses poches et écouta avec attention la petite scène qui se déroulait, notant chaque détails et comment l'inconnu parvenait à retourner la situation avec beaucoup d'habileté. Apparemment ça n'était pas un nouveau jeu pour lui, elle avait à faire à un professionnel qui connaissait bien les règles du jeu... Manipulateur et ingénieux, il risquait fort de s'en sortir sans qu'elle n'ai pu rien faire d'autre que soupçonner quoi que ce soit... Soupçonner quoi au fait? Plus il parlait, et moins elle arrivait à déterminer si vraiment il avait quelque chose de ... mythique! Le culot et les belles paroles ne figurent pas uniquement dans le manuel des mythiques, beaucoup d'humains sont aussi dotés de ce genre de trait de caractère...
Mais aucun ne lui avait encore fait ce genre d'impression... Non, il fallait qu'elle fasse confiance à son instinct d'homme de main, et son expérience lui criait qu'il ne fallait pas le laisser s'envoler dans la nature comme ça! Enfin, son expérience lui disait aussi de s'éloigner pour ne pas se faire arrêter aussi bêtement, mais on ne peut pas toujours avoir le beurre et l'argent du beurre...

Une fois qu'il eut finit de dire sa belle tirade, elle croisa les doigts pour que le policier voit la différence entre ses mots et la lueurs dans ses yeux. Mais histoire d'être certaine qu'elle ne finirait pas sa journée dans une prison, elle se défendit à son tour, d'une voix plutôt calme:

"Moi je n'ai pas assisté à cette horrible scène, mais j'ai vu cet homme s'éloigner et comme la femme là-bas l'avait vu au côté de ce pauvre homme, j'ai voulu le retenir pour qu'il puisse témoigner de ce qu'il avait vu! Mais je pense qu'il lui faudrait une cellule psychologique avant qu'il puisse vous raconter ce qu'il a pu voir, il a l'air très... traumatisé!" et elle insista sur le dernier mot, sachant pertinemment qu'il n'en était rien. Avec un peu de chance, avec son allure, il aurait l'air bien plus suspect au yeux du policier qu'elle!

Mais vu comme la journée avait commencé, Élie sentait qu'elle n'était pas prête de pouvoir se détendre tranquillement et de pouvoir profiter pleinement de ses journées de congés! Finalement, sa vie était peut-être plus calme quand elle travaillait! C'est décidé, elle parlerait avec le père Standford et finit les long congés! Ou alors elle les passeraient uniquement enfermée chez elle! ... Mais qu'est-ce ce qu'elle racontait? Jamais elle ne pourrait passer plus d'une journée enfermée toute seule! Elle avait beau râler, elle était habitué à ce rythme de vie et elle avait même apprit à l'aimer....
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Mar 10 Mai - 16:30

Un américain donc ? Il n'avait pas un accent très marqué mais c'était vraisemblable. Il avait bien vu l'homme sauter, et il se plaignait de la fille en prétextant qu'elle épiait sa vie privée. Qui croire ? Il était difficile de le dire mais Winsor lui semblait avoir déjà fait son choix. Depuis son arrivée il grondait sans discontinuer sur l'homme, ne lui montrant pas encore vraiment les crocs mais hérissant tout de même les poils de son dos. Etonnant ça, l'inspecteur connaissait parfaitement son chien et savait qu'il n'était pas plus agressif qu'un autre même si il avait été dressé au mordant et à l'appréhension de suspects. Instinctivement, Paul grinça des dents, il faisait souvent cela lorsqu'il était mal à l'aise. Il contempla un instant son interlocuteur, notant que celui-ci semblait touché par la scène mais conscient que certains hommes étaient très doués pour jouer la comédie, ce qui était apparemment l'avis de la fille qui adopta un ton sarcastique pour lui proposer de mettre en place une cellule psychologique.

Une cellule tout court oui qu'il allait offrir à ces deux là qui lui faisaient perdre son temps précieux... Il se fichait pas mal de ce qui avait pu pousser ce gars là à se jeter dans le vide, tant qu'on ne l'y avait pas jeté. L'homme ou la femme auraient-ils étaient capables d'un tel geste ? L'innocence presque enfantine qui brillait dans les yeux de l'homme pouvait très bien être fausse, et la femme quand à elle mentait peut-être en disant n'être arrivée qu'après... Il allait être obligé de comparer les témoignages de tout ceux qui avait été présents, cela allait lui prendre des jours... Merveilleux...

« J'ai vu beaucoup de choses et rencontré des gens de toutes espèces. »

Réponse laconique à la question du gars, l'inspecteur hésita un moment en toisant les deux individus. Il y avait quelque chose de pas clair chez ces deux là c'était sur et certain. Mais quoi exactement ? Il ne savait pas trop si c'était les deux ou bien un seul qui le mettait mal à l'aise mais en tout cas Winsor était de son avis ! Il vérifia du coin de l'oeil qu'un de ses agents avait bien pris en charge la femme qui avait soit disant vu l'homme bizarre au côté du suicidaire et se décida à questionner à nouveau :

« Puis-je avoir vos papiers d'identités s'il vous plait ? Et vous soutenez que cet homme était à côté de la victime mademoiselle ? »

Si elle se décidait à soutenir sa version il aurait une bonne raison d'emmener les deux au poste, l'un parce qu'il était suspect et l'autre parce qu'elle était témoin à charge. Au moins il disposerait de plus de temps pour éclaircir cette affaire qu'il lui semblait plus sombre qu'il ne l'avait cru au premier abord. Le gars ne lui inspirait pas du tout confiance et la fille n'était sans doute pas totalement nette non plus...
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Mer 11 Mai - 13:47

Baltazar jeta un regard sous-entendant vers la femme de main, semblant réfléchir un cours instant. Rester trop longtemps trop près d'elle n'était pas vraiment dans ses intentions du jour, même si ceci pouvait s'avérer être très amusant et divertissant. Il ne croyait pas qu'elle lui soit d'aucune utilité quelconque. Pour le moment, du moins. Et rester là pourrait éventuellement se retourner contre lui s'il ne prenait pas garde à l'endroit où il mettait les pieds et les mots. Elle ne semblait pas encore avoir compris ce qu'il était et moins qui il était, ce qui était relativement surprenant puisse que le Vatican lui-même avait beaucoup... d'informations sur sa personne. Même s'ils ne comprenaient pas forcément comment il y arrivait, ils savaient bon nombre de choses, bien qu'aussi sombre que le personnage lui-même. Enfin, il ne pouvait en être certain à cent pour cent, mais il s'en doutait. On ne laisserait pas un individu tel que lui se balader librement, il en était convaincu. Se serait triste de toute façon, ça lui enlèverait le plaisir de les rendre fou de rage de ne pas pouvoir mettre la main sur son collet. Baltazar Boyd, l'insaisissable ! Il aimait bien ce titre.

«Bien sûr, vous êtes inspecteur, après tout.» lâcha-t-il à la réponse que lui fit l'homme, sans le regarder, cette fois, se concentrant davantage sur elle que sur lui, pour tout dire. Les humains qui ne lui apportait rien ne l'intéressait pas et celui-là ne faisait pas exception à la règle. À moins que... Il disait quoi ? Avoir rencontrer des gens de toutes les espèces ? Il ne semblait pourtant pas être le type habituer à croiser des mythiques à tous les coins de rues... Non, il manquait quelque chose. Ah, oui... S'il recherchait quelqu'un, les autorités et les enquêteurs étaient peut-être les meilleurs individus qu'il pourrait employer pour retrouver ladite personne en question. Il se demanda pourquoi il n'y avait pas pensé plus tôt. Enfin, d'un autre côté, rien ne lui disait que la jeune fille qu'il dévorait de l'esprit, absente de ce lieu, avait déjà eut contacte avec eux, mais... mais c'était mieux que rien, forcément.

Il reporta finalement son attention, aussi particulière et intense puisse-t-elle être, sur l'homme de justice et son chien... Chien qui ne le lâchait décidément pas. Ah, ces bêtes ! Elles mériteraient de bruler en enfer pour les problèmes qu'elles lui causaient. Il le dévisagea rapidement, ignorant littéralement les sons qu'émettait l'animal, comme s'il l'effaçait délibérément du décor, comme s'il n'était tout simplement... pas là. Les papiers... Hum, c'était peut-être là sa solution pour se débarrasser de la femme à la chevelure blonde et pouvoir s’éclipser sans qu'on ne lui en veuille plus que ça.

L'idée voulue bien germer dans sa tête alors qu'il opinait tranquillement du chef, fouillant dans l'intérieur de sa veste aux tons sombres à la recherche de ce qui lui servait de papier. Heureusement qu'il avait penser à en faire fabriquer de nouveau puisque les dernier datait... un peu trop... Et surtout à parvenir à faire changer sa date de naissance pour qu'il n'ait pas l'air complètement fou avec inscrit 1788... Il aurait eut l'air malin, n'est-ce pas ? Quatre-vingt-dix-neuf ans... La belle affaire ! Au lieu de quoi, il était plutôt indiqué vingt-six, ce qui était de toute évidence beaucoup plus logique. Il se saisit donc de ce qui lui servait d'identité qu'il tendit d'un main particulièrement ferme et sûre vers l'inspecteur, lui lançant toujours un regard étrange, comme s'il le détaillait, de la tête aux pieds comme de l'âme à l'esprit. Il ne s'était de toute évidence pas préoccuper des commentaires de la jeune femme face à lui, le tiraillant ouvertement sur le fait qu'il aurait peut-être besoin d'une cellule psychologique. Et justement, en agissant ainsi, il avait peut-être l'air le plus naturel des deux... Il faisait mine de ne pas lui en vouloir mais d'avoir l'air habitué, comme si, justement, c'était plutôt elle qui avait besoin d'être soignée à l'asile et non pas le contraire. Ça aurait pu être une idée, ça, d'ailleurs ! Dommage qu'elle y ait pensée avant qu'il ne le fasse... Et brusquement, il détourna le regard pour vriller les iris bleu de la femme, dans l'intention évidente de l'embêter...

«Vous n'auriez tout de même pas perdu vos papiers, mademoiselle ?»
lança-t-il, presque avec un amusement contenu mais qu'elle seule pouvait percevoir dans son regard ironique. Voyons sa résistance à une faible tentative... Et s'il lui faisait perdre toute ses capacité avec Dame la chance ? Juste une fois... par... simple plaisir personnel... Sadique ? Ho, absolument...
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Mer 11 Mai - 18:42

L'idée que le policier puisse la trouver aussi soupçonnable que l'autre la faisait bouillonner... Qu'il ouvre les yeux bon sang! Elle n'était qu'une jeune femme sans défense et lui transpirait le sadisme! N'y avait il donc qu'elle pour le voir? Ou ne voulait-il pas le voir?... Ou alors à force de cottoyer des malfrats toute la journée il en voyait partout?? Elle plaignait sincérement sa femme, si il en avait une! Mais à voir son caractère, rien n'était moins sûr! Il n'y avait que son chien qui semblait être du même avis que Elie, à croire que la bpete avait un sens des réalités plus efficace que son maître!
Tout en croisant les doigts pour que le chien finisse par sauter à la gorge de l'autre, elle répondit :
"Non je ne peux confirmer qu'il était présent, je n'ai fait qu'entendre ce que disait la femme prés du pont! C'est ce qu'elle hurlait quand je suis arrivée! " Dit elle en bougonnant, sachant pertinemment que de toute manière, tout ce qu'elle dirait ne suffirait pas à lui faire sauter son tour sur la case commissariat.... Autant se montrer la plus collaborante possible! Ahh, si il savait ce qu'elle et les autres membres des defenseurs de l'Ordre faisaient dans leur dos pour les proteger tous, il n'oserait pas la traiter comme ça , et l'idée même d'oser lui demander ses papiers ne lui serait même pas venu à l'esprit! Y a des jours où l'anonymat, ça paye vraiment pas!!

"Mes papiers? Bien sûr, attendez..." Et elle se mit à fouiller frenetiquement dans ses poches et son petit sac à main. Ahhh, le sac à main, la pire invention qu'on ait jamais inventé pour une femme! Il y avait de tout et surtout beaucoup de n'importe quoi. Mais évidement pas l'essentiel.... Bon sang, elle n'avait tout de même pas oublier ses papiers à l’Église? Si il y avait un seul jour où il fallait les avoir sur soi, c'était bien aujourd'hui... Et de toute manière c'est toujours comme ça, c'est quand on a pas quelque chose qu'on se fait contrôler!!! Vraiment, ce n'était pas de chance! A croire que le sort s'acharné contre elle!
A force de tourner et retourner son sac dans tous les sens, et heureusement qu'elle n'avait aucune arme sur elle ce jour là, ce qui n'était résolument pas dans ses habitudes! Comme quoi, elle n'était pas si poissarde que ça! Enfin, tant qu'il ne s'amusait pas à la fouiller complètement, elle aurait du mal à faire disparaître le petit couteau de secours dissimulé dans l'une de ses bottines!

Donc, pestant toujours sur le fouillis dans son sac et ses poches, elle finit par sortir le seul papier sur lequel elle pu mettre la main:
"Heu... j'ai du oublier mes papiers à l’Église, mais j'ai ma carte de Bibliothèque! Hum..." fit-elle avec un sourire gêné. Bon, certes, peut-être que le fait que si elle mentionnait qu'elle travaillait pour l’église , il la laisserait partir plus facilement, mais rien ne pouvait le prouver actuellement ! Doutant que ça lui suffise, elle croisait les doigts pour qu'un miracle arrive et lui sauve la mise, lui permettant si possible de partir sans dommage et, encore plus miraculeux, de pouvoir en coller une à l'inconnu pour lui faire ravaler son sourire suffisant!
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Jeu 12 Mai - 9:54

L'Américain lui tendit rapidement sa carte d'identité, Paul n'y jeta qu'un œil et n'y vit rien de particulier. Celui là était en règle au moins et même si il ne plaisait décidément pas à Winzor son maitre ne pourrait pas y faire grand chose. Restait la fille mais elle trainait beaucoup plus. Paul avait l'habitude de ce genre de scène aussi patienta-t-il tranquillement tandis qu'elle vidait entièrement son sac à main et en tirait les objets les plus divers sous le regard goguenard de l'autre

«Vous n'auriez tout de même pas perdu vos papiers, mademoiselle ?»

Il semblerait bien que oui à voir la tête déconfite qu'elle faisait à présent ! Finalement elle tira une petite carte d'une poche de son sac et la lui tendit avec un sourire charmeur :

"Heu... j'ai du oublier mes papiers à l’Église, mais j'ai ma carte de Bibliothèque! Hum..."

A l'église ? Elle avait tout sauf l'allure d'une bonne sœur ou même d'une bonne chrétienne... Quand à sa carte de bibliothèque Paul ne voyait pas très bien ce qu'il allait bien pouvoir en faire. Il se décida donc et fit un geste en direction des agents non loin qui s'empressèrent de se rapprocher

«Bon je suis désolé mademoiselle mais un défaut de papier d'identité m'oblige à vous conduire au poste. Quand à vous monsieur vous avez été témoin de la scène donc vous allez aussi venir avec nous pour faire une déposition. Et pas de discussion. »

Et voilà qui était fait, au moins il avait une raison de ramener les deux et donc de pouvoir mieux les interroger. Il pressentait toujours une chose pas très nette entre ces deux là, surtout que la fille n'avait pas de papier... Il allait devoir enquêter sérieusement sur elle afin de savoir qui elle était et quel but elle poursuivait. Décidé il fit un signe de tête aux agents qui posèrent chacun une main sur les épaules des deux concernés, et en avant pour le poste ! Cela ne leur plaisait pas ? C'était exactement la même chose, Paul se fichait pas mal des états d'âmes des gens qui lui paraissaient étranges.

«Je vous rejoints tout de suite... »

Grossière erreur, il s'en rendrait sans doute compte rapidement mais il voulait jeter un dernier coup d'oeil à la scène avant de partir pour s'assurer que les agents qui restaient sur place maitrisaient bien la situation. Il tourna donc un instant le dos aux deux autres, confiant en la surveillance dont ils faisaient l'objet...



HJ : Elie pour notre rp suivant il faut que tu t'enfuis si on veut être logiques, je te donne une occasion en or ^^ Baltou à toi de décider ce que tu fais:P

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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Sam 14 Mai - 22:54

La scène qui se jouait à l’instant était pour lui à pleurer de rire. Il l’avait observé du coin de l’oeil fouiller dans son sac pour finalement n’en tirer qu’une carte de bibliothèque. Envolée, l’identité ! Ce qui l’amusait par-dessus tout, c’était qu’il n’était pas certain d’avoir envie de lui donner l’occasion d’un jour pouvoir la retrouver. Ce qui était plus hilarant encore c’était de constaté que le Vatican était incapable de lui mettre la main dessus. Et il ne le sera jamais s’il continue de lui envoyer des hommes de mains aussi pitoyables que celle-ci. Le pire ? Il faisait un coup double avec l’inspecteur qui n’y pouvait rien de chez rien contre lui. Si ce n’était de le questionner… chose qui ne servait plus à grand-chose pour tout dire. Quoi qu’il en soit, il profita encore un peu de sa domination sur la blonde aux yeux couleur du ciel, avant de glisser ses papiers dans une poche intérieure de sa veste. Toutefois, l’homme ne semblait pas vouloir en finir avec eux et, à faute d’obtenir quoi que ce soit dans l’immédiat, il voulu les faire amener, faisant rapidement disparaitre l’air amuser du démon de sur ses traits. Lui ? Mais pour qui se prenait-il celui là ? Un signe de main et deux gorilles malpropres s’approchèrent. Chacun avait droit à un cadeau. Celui qui s’approcha de lui était un peu plus grand que sa personne. Ce qui ne semblait pas l’impressionner le moindre du monde. Il tiqua un peu. C’était trop lui demandé, cette fois. S’il aimait jouer, il n’était pas très patient et se lassait rapidement. Aussi, il ne voulait pas se permettre de trop s’éloigner de son objectif premier et, le connaissant, il ne se laissait jamais attraper.

«Je n’ai plus le temps de jouer…» avait-il murmuré entre ses dents.

L’inspecteur s’était détourné. Ce fut tout ce dont il avait besoin. Il lança un regard mauvais vers la femme de main devant qui il ne se gênerait pas : qu’elle sache à qui elle avait réellement à faire. Même si elle ne comprenait pas forcément tout ce dont il était capable. Il fut rapide et sans pitié. Il tourna un regard vif sur l’homme qui avait levé la main pour la poser sur son épaule. Un clignement de paupière, l’homme qui lui était tout à fait inconnu se figea un instant dans un regard des plus interrogateurs. Le silence couru au grand galop entre eux deux, dans une étrange et mystérieuse ambiance. Son regard sadique, à la limite de la vulgarité lâcha brusquement le policier… Le policier lui-même baissant sa main. Sans une ni deux, Baltazar salua simplement, un air cruel tirant ses traits tantôt plus farceur et, d’un mouvement souple, et fit volte-face pour s’éloigner de la scène.

Le policier ? Il s’était mystérieusement retourné vers l’inspecteur avant de se saisir de ce qui lui servait d’arme à feu et de l’appuyer sur sa tempe. L’ordre fut exécuté sans ménagement : le coup de canon rugit, le sang gicla, le crâne explosa sous l’impact et lorsque le démon de la mort et de la chance avait atteint le bout de la ruelle, le corps s’effondra mollement sous les regards. Comme il en avait l’habitude, il n’assista pas à la mort qu’il créa. Et il s’excusa mentalement pour l’âme perdue de l’homme car il s’était simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais Boyd ne connaissait pas la pitié. Il lui avait mis des bâtons dans les roues plus qu’il n’aurait pu croire et n’avait sans doute même pas réalisé qu’il ne reverrait ni sa femme ni ses enfants, s’il en avait, en acceptant de simplement obéir à un ordre de l’inspecteur en question.

Quant à elle ? Il s’en moquait. Si elle tenait à lui, elle se débrouillerait pour le poursuivre. Dans le cas contraire, elle prendrait peur et ne ferait rien. Que s’était-il passé ? Elle se ferait interroger et ne pourrait véritablement l’accusé car la balle avait fusée alors qu’il était déjà a plusieurs mètres. Et l’arme ? Pas dans ses mains puisque toujours dans celle de la victime. Une fraction de seconde. C’est tout ce dont il avait eut besoin et seul la blonde avait pu percevoir le moindre petit indice de ses capacité fulgurante en tant qu’être mythique. Une chose était certaine : il avait bel et bien, a présent, attirer l’attention des hommes de main sur lui.

(HJ: Merci pour ce rp ! Et désolé pour ton agent, Paul :P)
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MessageSujet: Re: Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)   Jeu 19 Mai - 16:01

Et voilà, qui aurait cru qu'elle se mettrait dans une telle situation ce matin en se levant? Le plus incroyable c'est que ce n'était pas finit! A peine le verdict du policier eu le temps de tomber qu'il se détourner pour les flanquer sous la garde de deux espèces de gorilles! Non mais pour qui ils se prenaient tous?? Çà suffisait maintenant, elle n'avait pas une journée à perdre dans un commissariat! Quoi que si ça pouvait lui permettre d'être enfermé dans la même cellule de ce type si louche, ça l'arrangerait: au moins elle pourrait le questionner sans qu'il ne puisse s'enfuir ou se servir de n'importe quoi comme diversion!
Quoi que non attendez : une journée seule enfermée avec ce psychopathe insociable? Finalement non, pas une bonne idée!! Mieux valait vite trouver un moyen de se faire la belle sans trop attirer l'attention. Donc hors de question de se servir de ces petits dons... Il va falloir ruser et faire preuve de beaucoup d'imagination et de....
"Oh non quelle horreur!!" s'étouffa-t-elle en voyant le policier se coller son pistolet contre sa tempe.

Elle n'eut même pas le temps de faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, son regard chercha l'autre suspect, mais il s'était déjà éloigné de quelques pas avec ce sourire si machiavélique! Son cerveau se mit à fonctionner à cent à l'heure. Se pourrait-il qu'il ai pu influencer cet homme? Jusqu'au suicide? Non tout de même, il fallait y aller fort ou avoir une chance incroyable... Bon sang mais c'est peut-être bien la solution!! Si c'était un de ces démons qui influence sur la chance et manipule le cour de la vie d'un simple claquement de doigt? Le père André et Arthur lui en avait parlé quelque fois, mais ils étaient si rares qu'elle n'avait pratiquement pas pris la peine de s’intéresser vraiment aux cours qu'on lui dispensait... Mais elle se taperait pour ça un autre jour, là il fallait vraiment agir!!

Mais que faire? Rester planté là comme une potiche? Mauvais plan: il trouverait quand même un moyen de la faire accuser du suicide n°2 et peut-être même qu'il lui collerait aussi les six derniers suicides de cette semaine! Et ce n'est pas la journée qu'elle passerait en cellule mais le reste de ses jours! Et inutile de compter sur le Vatican pour la sortir de là non, elle pourrait brandir sa croix tant qu'elle le voudrait, au mieux on la ferait interner!
Partir en courant? Voilà qui signerait sa culpabilité mais au moins, connaissant les rues du coin, elle pourrait se cacher et ne pas se faire attraper. Oui c'était peut-être la solution la moins stupide qu'elle ait pu trouver pour l'instant! En tous cas, il était hors de question de laisser l'autre filer. Elle retroussa les manches, détourna son regard de l'homme qui tombait à terre et courut derrière l'autre dans les ruelles en criant:

"Et vous!! Attendez!! Revenez!! Hééééé!!!"
A bout de souffle au bout de plusieurs kilomètres, elle finit par s'arrêter de le chercher partout et préféra prendre la direction de l’Église la plus proche. Ce n'était pas vraiment un lieu de confession qu'elle cherchait, mais plutôt un prêtre... Et ça tombait bien, elle n'eut pas à le chercher très longtemps, le voilà qui venait de finir une de ces messes!

Elle attendit quelques instants que le monde se disperse pour aller l'aborder et lui faire part de ces soupçons: un démon de la chance rodait peut-être dans le coin, et il y avait fort à parier qu'il s'agisse de celui dont avait parlé le devin... Ils en discutèrent discrètement et se donnèrent rendez-vous plus tard dans l'un des sanctuaires pour faire quelques recherches pendant qu’Élie ferait sa petite enquête discrètement auprès de ces contacts pour savoir si quelqu'un avait remarqué quelque chose de suspect ces derniers temps...
Tout ça bien sûr, sans s'apercevoir qu'une silhouette sombre l'avait suivit tranquillement jusqu'à l’Église en question...
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Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis (Elie)

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