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 Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]

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MessageSujet: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Dim 3 Avr - 23:27

    C'était une humaine, elle avait fait une erreur. Elle ne devait pas se faire remarquer, mais avait quand même tué, quand même assommé et étranglé. Son erreur avait été de regarder la vie s'éteindre dans les yeux d'un policier. La suite n'avait pas été plus réconfortante. Alors que les yeux de l'homme se refermaient lentement, un sourire de jouissance sur les lèvres de Crystel, elle n'avait pas regardé les mains de ce représentant de la loi. Il avait eut assez de temps pour prendre son fusil et tirer sur elle. Il ne l'avait qu'écorché, mais son sang avait coulé pour la première fois. Une douleur, qu'elle ne remarqua qu'à moitié, trop en rage pour souffrir. À coup de pelle, elle avait frappé l'homme au visage, qui ne s'était pas relevé. Elle allait maintenant avoir tous les services de Scotland Yard sur son dos, elle n'avait pas fait attention. S'il n'avait pas été assez sot pour venir lui souhaiter la bienvenue dans le quartier avec l'idée de la courtiser, ils n'en seraient pas là tous les deux. Elle l'avait fait entrer chez elle, lui avait offert une tasse de thé, gentille petite bourgeoise qu'elle était, puis il avait vu son alliance et avait posé trop de questions. D'où venait-elle, qui était son mari, pourquoi ne vivait-elle plus avec lui... Ce genre de questions trop personnelles. Elle avait agit par survie, par instinct. Tasse à la main, elle s'était excusée avant de sortir de la demeure, dans la cour arrière de sa nouvelle maison. Il l'avait suivit, puis elle s'était emparée de la pelle du jardin pour le cogner à la tête, se penchant ensuite sur lui pour l'étrangler. La suite s'était ensuite enchaînée si vite.

    Haletante, elle était rentrée chez elle en poussant la porte de la main gauche, la droite sur la côte. Elle devait voir un médecin si elle ne voulait pas se vider de son sang, la peau écorchée par la balle, mais pas maintenant. En ce moment, elle avait mieux à faire. Elle avait un corps dans l'herbe fraîche, derrière sa maison coûteuse. Énervée contre le mort, elle sortie à nouveau, puis le traîna jusqu'au lac qui servait de paysage aux maisons installées sur le coin de cet étendu d'eau, dont la sienne. Avec toutes ses forces, elle le poussa dans ce vide bleuâtre, puis regarda le corps couler, entraîné par les briques qu'elle avait pris soin d'attacher à ses jambes et ses bras. Elle attendit, assise par terre devant le lac, les yeux vers les nuages. Elle attendait.... attendait que la nuit tombe. Elle avait beaucoup moins de chance de se faire remarquer une fois la nuit tombée. Regardant le soleil baisser et la lune se montrer, elle choisit de se relever trois heures après avoir tué le policier. Oui, elle avait toujours eut beaucoup de patience lorsqu'elle l'avait jugé vital et nécessaire. Une heure plus tard, elle était rendue devant les portes du London Hospital, se questionnant sur la manière de se présenter aux accueils. Une demi heure suivant cette interrogation, elle était dans une salle, se faisant soigner par une jolie dame, qui épongeait sa blessure. Elle n'avait pas été assez grave pour nécessiter la venue d'un médecin, étant tous rentrés chez eux à cette heure et ne se déplaçant que pour les cas urgents et les accouchements à domicile. Elle était donc en compagnie d'une infirmière. Mince, grande aux traits faciaux très doux, elle ressemblait à la mère de Crystel, qui était elle ne savait plus où. La meurtrière ne redoutait qu'une chose: La question. C'est alors qu'elle l'entendit, comme si elle avait usé de télépathie. Elle ne voulait pas se faire remarquer et faire parler d'elle par les journalistes du compté en tant que suspecte de plusieurs meurtres le même soir. S'ils enquêtaient sur elle, ils tomberaient sur le meurtre de son ex-mari infidèle et de sa catin crasseuse. Elle devait la faire taire, ou lui faire assez peur pour qu'elle ne divulgue rien à personne.

    - De quoi je me mêle? Soignez-moi et fermez-la!

    Le regard provocateur, elle avait empoigné la main de l'infirmière pour lui semer brutalement de se taire. Elle attirerait ses soupçons, mais elle l'effraierait peut-être assez pour qu'elle n'ouvre pas sa grande bouche.

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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Lun 4 Avr - 1:53

    Longue avait été la journée de Kathleen. Elle s'était réfugiée dans une pièce adjacente, servant de range-tout, pour décompresser. Elle avait choisit son métier pour aider la population et faire honneur à Londres, qui était considéré comme un endroit de vices. Elle voulait faire la différence, soigner les démunis, être utile. Présentement, elle n'était que l'ombre d'elle même. Le regard vide, les jambes recroquevillées contre sa poitrine et les bras enroulés autour de ses genoux. Une larme perlait le long de sa joue droite, autre signe de son impuissance. Elle venait encore de perdre un patient et le médecin l'avait accusé de ne pas avoir fait son travail convenablement. Lorsqu'un docteur faisait une erreur dans cette hôpital, c'était commun de le voir rejeter la faute sur un autre, mais aujourd'hui elle était le bouc émissaire, ce qu'elle n'avait encore jamais été. Elle avait envie de partir, de quitter ce lieu et de retourner chez elle, faire le ménage et attendre que son mari ne revienne du travail. Elle savait que ce n'était pas la chose à faire et qu'elle devait rebondir et se relever. Ce genre de remarques ne devaient pas l'atteindre, elle était bien mieux que ça. Replaçant une mèche de ses cheveux courts et lisses s'entravant devant ses yeux, elle repensa à ce que son père lui avait maintes fois répété. « Une femme se doit d'être souriante et aimante. Elle doit être forte, car derrière chaque grand homme, il y a son épouse. Elle le soutient et lui remonte le moral en temps de crise. » Mais qui la soutenait, elle? Faisant un effort démesuré, elle se remit sur ses jambes, replaça sa longue robe blanche bouffante, son collet et son chapeau à la texture égalant le carton de mauvaise qualité, puis ouvrit la porte pour retourner à ses occupations. Elle venait de franchir le seuil pour se remettre dans ses dossiers, travail qu'elle détestait puisqu'il était normalement destiné aux secrétaires, que la préposée à l'accueil vint l'aborder.

    - Pardon madame, mais une jeune femme vint d'arriver dans notre enceinte, clamant avoir une côte abîmée et le dernier médecin vient de quitter les lieux il y a de cela trois minutes. Est-ce que je le fais appeler, ou bien vous pouvez la soigner? -
    « J'y vais Marianne. Ne dérangez pas les médecins pour une broutille. Sa vie ne doit pas être en danger et elle ne doit avoir besoin que d'un bandage et de désinfectant. »
    - Bien madame. -

    Sur ces derniers mots, la préposée la conduisit à la jeune femme dont il était question. Blonde, sévère et le teint pâle, elle n'aspirait pas confiance. Mais Kathleen ne faisait aucune discrimination. Étrange ou l'air amical, chacun avait droit aux soins de cet hôpital. C'est ainsi qu'elle se retrouva dans la même pièce que l'étrangère, épongeant le sang qu'elle avait sur elle, puis désinfectant doucement la blessure. Ce qui sortait de l'ordinaire était la longue égratignure qui générait tout ce sang. Un impact de balle? Un objet métallique qu'elle avait heurté? Les réponses pouvaient être multiples, mais elle devait avoir la réponse pour lui fournir les anti-douleurs adéquats. Déjà peux nombreux, il lui fallait avoir plus de précisions. Ils n'étaient pas dans une année d'accessibilité aux médicaments et de grandes découvertes médicales. Beaucoup étaient ceux qui mourraient d'infections et de grippes, comme son précédent patient qu'elle avait eut pour mission de surveiller durant la pause souper d'un médecin.

    « Je dois savoir, comment cette blessure vous est-elle arrivée? »

    C'est à ces mots que la dame aux cheveux blonds empoigna et serra sa main, faisant battre son coeur à plusieurs pulsations supérieures à la normal. Peu délicatement, elle lui clama de se ''la fermer'', le regardant avec des yeux sombres. Peu importait comment elle s'était blessée, ce n'était pas d'une manière des plus catholiques.

    « Pardonnez-moi, mais j'aimerais bien récupérer ma main si vous le permettez. Je dois appeler un médecin, votre blessure est trop grave et je n'ai pas les compétences requises pour vous soigner convenablement. »

    Brusquement, elle détacha sa menotte de la poigne, puis recula de deux centimètres, ayant trop de proximité à son goût. Elle lui mentait. La vérité était qu'elle avait peur d'elle. Sa patiente ne semblait pas ressentir la douleur comme un être humain, elle semblait vide et brutale. Elle voulait appeler son mari, qui était de service à Scotland Yard, pour qu'il vienne interroger la dame sur ce qui lui avait entraîné une blessure ressemblant à celle-ci. D'après ses expériences, il était bien plus probable qu'elle se soit fait tirer dessus plutôt qu'elle ne soit tombée dans les escaliers de sa demeure.
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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Lun 4 Avr - 20:23

    Elle était sacrément sourde cette bonne femme. Sans ménagement, elle se dégageait de son emprise et se reculait. C'est ce geste qui fit comprendre à Crystel qu'elle ne pourrait la raisonner simplement en lui faisant des menaces en l'air ou en étant déplaisante. L'infirmière n'était pas sotte, elle avait déjà comprise qu'elle ne s'était pas blessée en jouant à chat. Brusquement, elle se releva et se dirigea vers elle, ne lui laissant pas le temps d'atteindre le téléphone. D'un geste violent, elle arracha le combiné du mur, ne laissant que quelques fils pendre. Stupide invention de la part de ce Alexandre Graham Bell. On ne pouvait même plus faire de victimes sans qu'elles n'essaient d'appeler au secours alors qu'elles étaient seules avec une meurtrière dans la pièce. Les temps devenaient dures. S'emparant d'un objet métallique déposé sur le table de bois à sa droite, elle le pointa sur la gorge de sa bonne samaritaine. Avec sa main gauche, elle força la femme à s'asseoir sur la seule chaise de la pièce.

    - On ne parle pas, compris? Pour qui vous prenez-vous? Une super héroïne grecque ou je ne sais quoi? On soigne et on se la ferme, j'avais pourtant été claire. Qu'est-ce que vous êtes sourde d'oreilles vous!

    Bouboum, bouboum, bouboum. Comme il était bon de sentir un coeur battre la chamade ainsi. Elle n'avait pas entendu ce son depuis des heures et il lui manquait déjà. Le policier était mort trop vite. Il n'avait pas eut le temps de supplier, de se vider de son sang. Elle n'allait pas faire cette erreur. Elle savait qu'elle devait se débarrasser de cette femme, mais pourquoi ne pas la regarder souffrir avant de l'achever? Elle ne prenait pas assez son temps. Son mari et sa prostituée étaient morts en un coup de faux, le prêtre un pied de tabouret dans la cervelle et le policier avec une pelle en plein visage. Elle devait être plus originales... les coups elle avait assez donné. Un rapide pèlerinage de la pièce la fit sourire. Elle était dans un hôpital, on ne pouvait demander mieux comme occasion de se dépasser.

    - Bon dites-moi. Il y a encore beaucoup de personnel dans l'hôpital?

    À cette question, on cogna à la porte quatre fois. Les bruits de pas de cet incruste n'avaient pas été lourds, Crystel ne les avaient pas entendus. C'était sans nul doute une femme, ou un homme petit et mince. Elle signala à l'infirmière de se lever en la poussant de son siège, puis lui montra la porte des yeux. Elle devait se débarrasser de cette personne si elle ne voulait pas mourir prématurément, le message était bien clair. Mais quelle robe elle portait aussi! C'était assez pour la tuer, simplement pour enterrer cette horreur dans le jardin. Les membres de la royauté Britannique étaient des attardés quand il était question de choisir des tenues appropriées. Crystel devrait régler ce cas de mort visuelle après s'être débarrassé de celui ou celle qui avait frappé. Oui, parce qu'elle n'était pas une sotte petite ménagère. Si sa première erreur la mettait en danger, elle savait qu'elle n'avait qu'à faire taire les témoins, un à un.

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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Mar 5 Avr - 6:48

    Apeurée, le premier réflexe de Kathleen fut d'avaler sa salive, alors qu'elle voyait la femme se lever et arriver à son niveau avant qu'elle n'ait eut le temps d'accomplir quoi que se soit. Sa tension grimpa de plus belle lorsqu'elle arracha le téléphone et enfin, elle cru mourir lorsqu'elle la vit empoigner un scalpel. C'était sa dernière seconde de vie. Elle n'allait jamais revoir son mari, ne fonderait jamais de famille et ne grimperait jamais dans sa carrière. On allait vaguement parler d'elle dans les postes de police. Ils diraient qu'ils avaient retrouvé le corps d'une infirmière égorgée, puis changeraient de sujet. Grayson, son mari, allait se remettre à boire et devenir dangereux pour lui et son entourage. Qu'avait-elle fait pour mériter une mort aussi horrible et soudaine? À sa surprise, l'élan de son bourreau arrêta au niveau de sa gorge, avant de l'atteindre. Machinalement, elle suivit ses ordres en prenant place sur la chaise de bois pâle, droite comme une barre de fer.

    « Désolée, je suis désolée, vraiment désolée », commença t-elle dans un élan de peur. Sa voix se brisa et elle cessa d'articuler de peur de la mettre dans une rage rouge. Elle était toujours en vie, mais ce n'était qu'un moindre soulagement. Elle ne savait toujours pas ce qu'elle désirait et comment elle ferait pour se sortir de ce pétrin. Sa journée avait mal débutée et allait mal se terminer. Elle se félicitait tout de même de ne pas avoir osé lui demander tout de suite son nom, avant de l'examiner. Peut-être cet écart lui valait la vie présentement. Entendant la voix de la patiente raison comme un écho, elle se força à en comprendre les mots. Désorientée par la question, elle se demanda si elle devait répondre franchement ou mentir pour essayer de gagner du temps.

    « Je ne sais pas, il est tard. Peut-être qu'il y a quelques médecins toujours sur place qui font du sur-temps, nous avons une épidémie de tuberculose présentement. »

    Ce n'était pas tout à fait faux. Ils avaient une épidémie, mais les médecins ne pouvaient soigner les mourront qui étaient malades. Ils ne restaient donc pas à leur chevet pour les aider à passer à travers cette épreuve. C'était son rôle à elle et aux autres infirmières. Comme des ménagères, elles avaient le travail le plus élémentaire, mais aucune gratitude. Ni de la part des médecins, ni des patients, comme le prouvait la présente situation. Tok Tok Tok. La psychopathe se réjouissait d'entendre le coeur de Kathleen battre à toute vitesse, mais elle était soulagée de savoir qu'on ne l'avait pas oublié. Marianne savait où elle se trouvait et devait vouloir de ses nouvelles. Elle était dans cette pièce depuis un bon quart d'heure, ce qui n'était pas normal pour un simple bandage et du désinfectant. Écoutant la femme qui la menaçait de son couteau chirurgical, elle entrouvrit la porte pour y voir le visage curieux de la préposée à l'accueil.

    - Je venais juste vous avertir que je partais. Une fois votre consultation terminée, vous devrez fermer à double tour puisque vous êtes la dernière sur les lieux.

    Oui, les médecins ne se préoccupaient pas des patients contagieux, et les préposées à l'accueil ne se préoccupaient pas des infirmières.

    « Bien, merci Marianne. Nous nous reverrons demain. »

    Sa voix tremblante ne sembla pas inquiéter mademoiselle River, qui quitta les lieux normalement et sans alerte. Elle était maintenant seule, seule dans cette section hospitalière. Il y avait bien les sections psychiatrie et chirurgicales qui n'étaient pas désertent, mais ils n'étaient accessibles que par l'extérieur, d'où la nécessité de barrer les portes en sortant de l'urgence. Confuse et découragée, elle referma devant elle, n'osant plus bouger après ce geste.

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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Lun 11 Avr - 1:58

    Laissant sa proie ouvrir la porte, Crystel se délecta des mots entendus à l'autre extrémité. Cachée derrière le battant de la lourde porte en bois, elle tenait toujours le scalpel dans sa main, menaçant l'infirmière de sa présence. Si elle alertait sa compagne de travail, s'en était finit pour elles. Mais les pas de cette Marianne se dirigeant vers la sortie la calma. Elles étaient à nouveau seules toutes les deux, elles pouvaient continuer leur petite conversation sans dérangement. De plus, elle savait maintenant qu'elles les seules présentes dans cette section de ce grand hôpital Londonien. Un sourire de jouissant vint se poser sur ses lèvres lorsque la porte se fit refermer. Elle pourrait donc travailler en paix, travailler sur le silence de sa victime. Lui couper la langue? Trop radical. Elle devait s'attaquer à ce qui la dégoutait pour le moment: l'horrible robe bouffante. Se servant de la jeune femme comme d'un pantin, elle la poussa contre le mur, puis déchira son collet d'un geste dure. Le regard de peur et d'incompréhension qu'elle reçue en retour la fit rire aux éclats.

    - O ça va, je ne vais pas te déshabiller. Madame est pudique à ce que je vois. Une gentille petite infirmière exemplaire et une bonne mère de famille je présume. J'ai le don de vous renifler, vous bonnes femmes à la vie trop parfaite qu'elle en est écœurante.

    S'éloignant de la femme, restant quand même à proximité pour ne pas lui laisser l'occasion de prendre ses jambes à son cou, elle arpenta la petite pièce, marchant en cercle devant elle.

    - Comme je le disais, je ne vais pas te déshabiller. Tu le feras toute seule. Enlèves cette robe, elle me fait vomir. Mais n'enlèves pas le corsage qui se trouve en dessus. Tu vois j'ai quand même un minimum de civisme. C'est le cocher que j'ai croisé hier qui me l'a dit, alors ça doit être la vérité.

    Il n'y avait aucun sens aux mots qu'elle venait de prononcer, mais elle ne s'en préoccupait guère. L'important pour elle était de jouer à son jeu favori. Celui du chat et de la souris. Elle incarnait bien sûr le rôle du chat et Kathleen de la souris. Si sa victime s'énervait et ne jouait plus dans les règles, elle mettrait fin au jeu, ce qu'elles ne voulaient pas toutes les deux. Prenant deux secondes de son temps pour inspecter les tiroirs dans la pièce, elle trouva, à son grand bonheur, des fils chirurgicaux assez résistants pour servir de cordes. Question de revoir la terreur dans les yeux de sa bienfaitrice, elle se rapprocha d'elle, puis brisa la distance qu'il y avait eut entre elle depuis leur rencontre. Son visage à quelques centimètres du sien, elle pouvait sentir son souffle saccadé sur ses joues. Pour la narguer, elle baissa les yeux et la contempla de la tête aux pieds. Ironiquement, elle s'empara du chapeau sertit d'une plume qu'elle avait sur la tête pour le poser sur celle de la femme devant elle, qui était presque nue.

    - Ouais, là tu as la classe ma belle. Tu en ferais tomber plus d'un. Une vraie fille de joie, il ne manque que le maquillage. Tu dirais quoi de teinter un peu tes joues avec un peu de rouge? Bon on a pas de maquillage, mais on peut utiliser ton sang, ça fera pareil. Il faut souffrir pour être belle, c'est ma voisine qui le disait tout le temps. Et elle avait toujours raison ma voisine.

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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   Jeu 23 Juin - 19:04

    Kathleen était-elle en présence d'une détraquée sexuelle? Poussée violemment contre le mur et contre son gré, l'infirmière avait peine à respirer. Elle n'avait eut que le temps de refermer la porte derrière elle que l'horreur continuait. Le collet arraché par la furie qu'elle avait cru être une jeune femme en détresse dès son arrivée à l’hôpital. Cette journée allait être une leçon pour elle si elle ressortait vivante de cette mésaventure. Ne plus jamais accepter de patients seule à une heure aussi tardive. Prise au piège avec cette folle à lier, elle ne bougeait pas, ne respirant que par nécessité, prise de stupeur. Si elle n'avait pas été aussi apeurée, elle se serait sûrement mise à rire aux mots qu'elle entendit. Bonne femme parfaite. Elle était loin d'être parfaite, et sa vie non plus. Mais rien n'égalait sa présente soirée qu'elle aurait nettement préféré passer chez elle, dans son canapé avec son mari. Elle l'aurait même laissé lui parler de meurtres. Bien que crédule, elle obéit néanmoins à son bourreau, retirant doucement sa tenue d'infirmière, se retrouvant à présent en sous-vêtements. Ce que l'humain pouvait obéir aveuglément pour ne pas se faire massacrer. La survie, première règle.

    « Je vous en prie. Je ferai tout ce que vous voulez, mais ne me faites aucun mal. », lui dit-elle simplement. Elle aurait bien aimé ajouter qu'elle était enceinte, ce qui n'était pas le cas, mais elle ne voulait pas donner une opportunité à la femme d'inventer de nouvelles tortures. Elle était certaine de ne pas pouvoir la raisonner ou l'attendrir.

    Alors qu'elle s'attendait à se faire poignarder ou tirer une balle entre les deux yeux, madame la patiente déchaînée s'arrêta devant elle, ne la touchant pas. Elle ne fit qu'ajouter une chapeau à sa tenue légère, fière de son œuvre et de la terreur qu'elle pouvait occasionner. Sur le point de fondre en larmes, ne sachant pas ce qu'on attendait d'elle et n'aimant pas entendre le mot sang pour définir son prochain maquillage, elle rapprocha doucement ses mains devant sa poitrine, comme si prier dieu allait l'aider à surmonter cette épreuve.

    « Je ne dirai rien, je vous le promet. Laissez-moi partir, je ne connais même pas votre nom, je ne pourrais vous dénoncer, je ne sais absolument rien sur vous. Je veux juste rentrer chez moi et retrouver ma famille. » Elle ne pouvait la sensibiliser, elle le savait, mais s'en serait voulue de ne rien essayer. Rester devant cette porte verrouillée sans broncher n'allait pas l'aider. Qu'elle écoute ou qu'elle désobéisse, elle était vouée à mourir et s'en doutait. Elle voulait juste avoir une chance de changer cet avenir, pour fonder une vraie famille avec son époux et continuer à vivre comme elle l'avait fait toutes ces années. À quoi bon être la femme d'un inspecteur, si les psychopathes viennent vous torturer lorsque vous êtes seule et vulnérable? Allait-elle terminer aveugle, les yeux arrachés? Ou telle une marionnette, défigurée, les lèvres agrandit à l'image d'un clown? Kathleen n'osait y penser. Elle ne cherchait qu'une occasion de courir hors de l'hôpital, dès qu'elle serait dans al possibilité de bouger les jambes, qui étaient figées sur place.
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MessageSujet: Re: Adieu les aveux, saluez l'atrocité | Privé Kathleen B. [Sujet sensible]   

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